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FOcom Poste 06

INFO : Nettoyeur de boîtes jaunes - Depuis juillet, une entreprise adaptée récure les boîtes aux lettres bordelaises.

20 Août 2011, 07:08am

Publié par FOcom Poste 06

Nettoie_Bal.jpgNettoie_Bal_2.jpg

De boîte en boîte, Sylvain Capou parcourt Bordeaux avec son tricycle pour nettoyer les tags. (Photos Philippe Taris)
Peut-être l'avez-vous déjà rencontré. Avec son tricycle jaune, son gilet jaune, devant une boîte aux lettres jaune elle aussi, Sylvain Capou, 36 ans, ne passe pas inaperçu. La rumeur court : « mais qui est donc ce bonhomme jaune qui parcourt Bordeaux en tricycle ? ». Certains s'arrêtent pour questionner l'intéressé et élucider le mystère.

Nettoyeur de boîtes aux lettres La Poste. Un métier peu commun pour une mission sans fin. Car les petites inscriptions souvent indéchiffrables, appelées « tags », fleurissent comme des champignons et en toute saison sur le mobilier urbain de La Poste. Sylvain Capou, est le salarié de MSE 47, une entreprise qui embauche 80 % de travailleurs handicapés pour de nombreuses missions. Redonner ses couleurs aux fameuses boîtes est l'une d'entre elles.

Les tags s'accrochent

Espace de dédicace pour des graffeurs en mal de reconnaissance, mur d'affichage pour des autocollants en manque de présentoir… La mythique boîte aux lettres jaune, dans laquelle se glissent tous les jours des milliers d'enveloppes, est malmenée. Depuis longtemps, elle a perdu sa mine ensoleillée : « Une fois, j'en ai trouvé une toute rose » raconte Sylvain, qui en voit de toutes les couleurs. Cinq jours par semaines, venant de Casteljaloux (Lot-et-Garonne), il rejoint Bordeaux et La Poste Brienne, où l'attend son tricycle électrique. Un véhicule pas comme les autres, inventé par Thierry Frisa, un autre salarié de MSE 47 et adapté à de nombreux handicaps. À l'arrière, un coffre tout équipé : gants, lunettes de protection, produits de nettoyage, raclette, eau, trousse de secours et même GPS pour pister les boîtes dissimulées, dix par jour, rien ne manque à Sylvain.

Pas toujours facile de raviver le teint jaune de ces boîtes peinturlurées. Même s'il fait le maximum, Sylvain n'arrive parfois pas à tout nettoyer : « Au début, j'étais en surqualité. Je n'étais pas content de mon travail quand ce n'était le top du top » explique Sylvain, consciencieux. Mais il a compris que parfois le diagnostic est sans appel : « A repeindre », inscrit-il sur son tableau de bord qui recense les boîtes aux lettres et ses interventions. « Les peintures qu'ils utilisent pour taguer coûtent aussi cher que mes produits de nettoyage ! Normal que ça accroche ».

Les tagueurs reviendront sûrement dans peu de temps pour maquiller une nouvelle fois la boîte rafraîchie. Une histoire sans fin que Sylvain commente, sans rancune : « ça fait du boulot ». Une phrase qui prend un sens particulier en ce qui concerne Sylvain. Ancien militaire, il a vécu de nombreux moments difficiles, des accidents de la vie qui, très souvent, mettent en situation d'exclusion ceux qui les subissent. Mais MSE 47 et la Poste, qui ont soutenu ce projet, lui ont fait confiance.

Plan de carrière

« Le cliché du handicapé soit fou, soit en fauteuil en roulant a encore la peau dure. Nous, on forme nos garçons pour de vraies missions, on les valorise et ça marche. Sylvain en est l'exemple. » dit Didier Benoît, directeur de l'entreprise, pas peu fier. Et effectivement, sur le terrain, Sylvain est ravi d'être son propre patron : « J'étais dans une situation très compliquée et l'entreprise m'a sauvé. Depuis cinq ans que j'y travaille, j'ai changé. Mes amis, ma fille, tous voient comme je suis bien ».

En plus de la confiance qui redonne de la dignité à ceux qui avaient été exclus, « chez MSE 47, aucun salarié n'est au SMIC et tout le monde a un plan de carrière », assure Didier Benoît. Sylvain Capou devrait évoluer vers d'autres branches de MSE 47, il sera bientôt responsable d'une équipe de traçage de parking : « Un boulot pour lequel il faut être précis et sérieux », précise-t-il, en décrochant le plus large des sourires.

Source : http://www.sudouest.fr/2011/08/19/

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Rentrée 2011-2012 : La Poste revalorise de 2,3 % l'allocation de scolarité

19 Août 2011, 09:01am

Publié par FOcom Poste 06

1-       cette allocation de scolarité spécifique à La Poste est cumulable avec l’allocation de rentrée scolaire (ARS), versée par les CAF le 19 août.

2-       Vous devez vous adresser à votre service RH, ou vous connecter au portail malin pour avoir l’imprimé (www.portail-malin.com ; nom utilisateur : offre ; mot de passe : sociale).

3-       Attention : les postiers peuvent demander cette allocation de scolarité (comme toutes les prestations sociales) pendant 2 ans après le fait générateur de la prestation, la prestation peut donc être versée rétroactivement pour les 2 années scolaires antérieures (en plus de l'année en cours).

4-       Pour les postiers dont le QF est légèrement supérieur du seuil de conditions de ressources, il peut être versé une allocation différentielle (uniquement pour le second cycle et les études supérieures).

 

Nature des études

 

 

Montants annuels

 

Conditions de ressources

 

Primaire

 

 

0 €

 

Collège (premier cycle)

 

 

137 €

 

QF < 6.245 €

 

Lycée (second cycle)

 

 

350 €

 

QF < 6.960 €

 

Allocation différentielle = 350 € - (QF - 6.960) (pas de liquidation < 31 €uros)

 

 

Etudes supérieures (Générales, techniques, professionnelles)

 

 

907 €

 

 

Q F < 7.630 €

 

Allocation différentielle = 907 € - (QF - 7.630) (pas de liquidation < 31 €uros)

 

 

Orphelin

 

 

647 € en études secondaires

1 120 € en études supérieures

 

 

 

Sans condition de ressource

       

 

INFO : Rappel QF = K multiplié par le revenu fiscal de référence divisé par le nombre de parts fiscales. (K = coefficient modulateur). K = 0,8 (couple de postiers), K = 0,9 (conjoint travaillant ou postier seul), K = 1 (conjoint retraité ou ne travaillant pas).

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INFO : un commentaire intéressant sur la fin du tarif économique international

16 Août 2011, 10:16am

Publié par FOcom Poste 06

Depuis le 1er juillet 2011 les options « lettre internationale économique » et « petit paquet international économique » ont été supprimées du tarif de La Poste. Cela signifie que dorénavant il faudra obligatoirement affranchir les envois vers l'international au tarif « prioritaire », qui coûte de l'ordre de 40% plus cher que l'ancien tarif « économique »! Belle arnaque de La Poste, réalisée ni vu, ni connu au nez et à la barbe de l’Autorité de Régulation des Communications Electroniques et des Postes (ARCEP) !

Ceci étant, La Poste argue que cette « simplification » du tarif – belle formule pour déguiser une réelle augmentation et donc entuber le consommateur – s'est bien faite avec l'aval de l'ARCEP. Mais si cette autorité à effectivement donné son aval, c'est que La Poste lui a fourni des données erronés. En clair, les dés étaient pipés!

En effet, La Poste a indiqué que les envois « international économique » ne représentaient que de l'ordre de 1% du volume global, en vertu de quoi cette autorité a jugé que la suppression de ces options n'aura, je cite: « qu'un impact limité auprès des consommateurs du fait de la faiblesse des volumes ».

Mais ce que La Poste a sciemment oublié de dire, c'est que les options « économiques » du tarif international n'étaient jamais proposées aux clients. Pour preuve, j'expédie fréquemment des envois vers l'étranger et j'ai pu constater à maintes reprises et dans différents bureaux de poste, que d'une part, lorsqu'une personne se présente au guichet avec un petit colis à destination de l'étranger, le préposé lui propose systématiquement la formule « Colissimo international », et ce bien que le colis pèse moins de 2 Kg. Si le client demande s'il n'y a pas une option moins onéreuse, l'employé lui suggère alors la formule « prioritaire » omettant bien évidemment de mentionner qu'il existe une formule encore moins chère, à savoir l'option « économique ». Le client tout heureux de payer moins que le premier prix annoncé, opte donc pour la formule « prioritaire » sans se douter une seule seconde qu'il vient d'être berné.

Par ailleurs, il n'existe aucun timbre dédié aux affranchissements « international économique » alors qu'ils sont disponibles pour le tarif « international prioritaire » (0,75 €, 0,87 €, 1,35 €, etc...)

Enfin, affranchissant mes colis moi-même, à l'aide de timbres, j'ai constaté que le préposé, après avoir vérifié le montant total de l'affranchissement, me signifie quasi-systématiquement que l'affranchissement que j'ai réalisé est insuffisant et me propose de le compléter avec un timbre vignette. Je suis donc à chaque fois obligé de justifier que mon affranchissement correspond bien au tarif « international économique » pour qu'il le valide.

Dans ces conditions, pas étonnant que la formule « international économique » ne représente qu'une infime minorité des envois, vu que seuls les initiés la connaissaient et l'utilisaient.

Enfin, rien de surprenant à cette pratique, puisque les employés de La Poste bénéficient d'un intéressement au chiffre d'affaire et ont donc tout intérêt à proposer les tarifs les plus chers. Nous sommes bien loin de la démarche de la SNCF, qui est également un service publique, mais dont le personnel au guichet s'évertue inlassablement à proposer le tarif le plus avantageux.
Cette suppression des options « international économique » s'avère donc tout bénéfice pour La Poste sur le dos des consommateurs tout en déjouant la surveillance de l'ARCEP. Finement joué!

Si cette arnaque, savamment menée par La Poste, vous indigne autant que moi, je vous invite à alerter le Directeur de l'ARCEP, M. Jean-Ludovic SILICANI en lui écrivant à l'adresse suivante:

Autorité de Régulation des Communications Electroniques et des Postes

Mission Consommateurs

7, square Max Hymans

75730 Paris cedex 15

Source : http://letarif.canalblog.com/archives/2011/01/02/ Commentaire posté par padup, le 05 juillet 2011

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La souffrance au travail : une réalité, pas une fatalité ! (Edito de Jacques Dumans)

16 Août 2011, 08:31am

Publié par FOcom Poste 06

j_dumans.JPGTous les experts sont formels, le travail devient pour des millions de salariés un facteur d'angoisse. Notre pays est particulièrement touché.

Un salarié sur quatre se déclare victime du stress, et un salarié sur cinq évoque des problèmes de santé liés à son activité professionnelle.
La transformation du capitalisme industriel en capitalisme financier a eu pour effet d'ériger en dogme la rentabilité à outrance.

L'augmentation de la productivité et l'aggravation de la pénibilité vont de pair dans ce système.

FO a toujours fait de la lutte contre le mal-être au travail sa priorité.

A France Télécom comme à La Poste, FO a pris l'initiative d'organiser deux colloques au niveau national où les plus grands spécialistes ont débattu tant des causes que des conséquences de ce mal du siècle.

Notre syndicat ne se contente pas de dénoncer. Notre véritable but est de dégager des solutions et de fournir des outils aux travailleurs pour améliorer concrètement leurs conditions de travail. La santé au travail est un objectif économique et social majeur. Plusieurs milliards consacrés à la réparation des préjudices !

Nous espérons que ce message ait été entendu par les nombreux directeurs de La Poste et de France Télécom qui sont intervenus dans ces colloques.

Une chose est sûre : seule FO a été capable de relever le défi de faire débattre spécialistes, managers, syndicalistes et salariés sur ce sujet difficile.

Il est plus que temps de passer à l'action, en revendiquant haut et fort un nouveau mode de management dans nos entreprises.

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Distribution d’été dans la Loire (suite) Tournées à découvert... à gogo

13 Août 2011, 08:07am

Publié par FOcom Poste 06

On avait connu la « marguerite », il y a quelques années. Cela n'empêchait pas les tournées à découvert mais, au moins, cela limitait les effets sur les usagers.

Avec Facteur d'Avenir, la Poste déclarait, il y a encore peu, que le système d'équipe et la sécabilité d'été (+la sécabilité pour absence inopinée) allaient résoudre ce problème…

Ce n'est, en tous cas, pas le cas dans la Loire où le nombre de tournées à découvert est si important qu'un quasi système de « distri » un jour sur 2 est mis en place !

A la (très) grande satisfaction des élus et des usagers comme le montre le reportage de FR3 Loire.

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INFO locale : Grève à l'agence Coliposte de Nice

13 Août 2011, 07:44am

Publié par FOcom Poste 06

 Greve_agence_Nice_13929327.jpg

Des clients d'un agent licencié se sont joints mercredi matin aux collègues de ce dernier pour le soutenir (Grégoire Albertini)

La moitié du personnel en service hier à l'agence Coliposte  était en grève toute la journée  pour protester contre le licenciement d'un agent qui a porté des tee-shirts avec l'inscription « agence Coliposte nissa ouest, we are animals ».

La moitié du personnel en service hier à l'agence Coliposte du PAL, à Saint-Isidore, était en grève toute la journée à l'appel de l'intersyndicale CGT-CFDT. Le mouvement, soutenu par des clients de l'agence, un fait assez exceptionnel, a été décidé pour protester contre le récent licenciement d'un agent. Christophe, 27 ans, syndiqué CFDT, et deux de ses collègues CGT, dont l'un n'a été sanctionné que d'un avertissement et l'autre par une mise à pied de deux mois, avaient porté des tee-shirt portant l'inscription « agence Coliposte nissa ouest, we are animals ».

Une extravagance trouvant son origine, selon la CGT, dans « une "provocation" du chef d'agence ayant affiché le drapeau de Lille, récemment champion de Ligue 1 ». Pour la direction, « ce tee-shirt porté en service constitue une atteinte à l'image de l'entreprise ».

Une lente dégradation du climat social

Cet incident s'inscrit en tout cas dans une lente dégradation du climat social à l'agence Coliposte de Nice, qui emploie une petite cinquantaine de salariés, la plupart contractuels et non fonctionnaires. La CGT parle d'un « personnel à cran depuis des mois suite à des attaques systématiques et le plus souvent ciblées sur les représentants syndicaux ».

Selon la direction, « l'épisode du tee-shirt n'est qu'un incident de plus par rapport au passif de l'agent licencié : en sept mois, il a été convoqué trois fois à la direction pour non respect du règlement et de la hiérarchie, ainsi que pour des dégradations, ce qui lui avait déjà valu un blâme et un avertissement ».

Le salarié concerné, qui demande sa réintégration, estime pour sa part que « le blâme et l'avertissement n'étaient pas justifiés » et que son « licenciement ne porte que sur le tee-shirt "non approprié à l'image de La Poste", et pas sur autre chose ». Dispensé de préavis, il envisage de porter l'affaire devant les prud'hommes. Quant aux syndicats, ils ont commencé à faire tourner une pétition dans toute la région Sud-est.

Source : http://www.nicematin.com/article/derniere-minute/   Publié le jeudi 11 août 2011

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INFO Enseigne quelque part en France (Août 2011)

12 Août 2011, 08:35am

Publié par FOcom Poste 06

Energies-alternatives.JPGDepuis plus d’un an et demi les agents de Montauban Pont de Chaume exerçaient leur métier dans des algécos étroits et pas très bien conçus pour des guichets « Poste ». Le déménagement dans les locaux flambants neufs était prévu à la mi-juillet.

Mais voilà, quand le moment fut venu, le déménagement s’est révélé impossible: Les câblages électriques et téléphoniques manquent à l’appel.

Il semblerait en effet que le maître d’œuvre ait omis ces détails.

Sans doute a-t-il entendu parler de La Poste et de son engagement dans le développement durable ?

Peut-être a-t-il pensé qu’un postier posté à l’arrière pédalerait pour recharger la batterie d’une dynamo ? Pas bête pour recréer de l’emploi !

Oubli du maître d’œuvre ou bien contrat mal établi au départ ?

L’avenir nous le dira … peut-être.

En attendant, il est permis de douter de l’efficacité de la Direction de l’Immobilier qui a été créée pour apporter son expertise au service des métiers de La Poste !

Ceci dit, l’objectif de réduire de 40% la consommation d’énergie des bâtiments stratégiques de La Poste (source : http://www.posteimmo.fr/fr/Activites/Gestion-du-parc/Developpement-responsable) est bien envisageable au moins pour le Tarn et Garonne.

Mieux vaut en rire !!!

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Santé au travail : La difficile mission de l'employeur de veiller au « bien-être mental » de ses salariés

12 Août 2011, 08:17am

Publié par FOcom Poste 06

CA Versailles, 5e ch., 19 mai 2011, RG no 10/00954 Lorsqu’un employeur ne fait pas preuve de réactivité devant la dégradation de l’état de santé mental d’un salarié et en l’absence d’un système de prévention « performant » du stress au travail, il commet une faute inexcusable en cas de suicide.

LES FAITS

Le 20 octobre 2006, alors que sa hiérarchie vient de lui confirmer qu’elle limite à une semaine la durée d’une formation qu’il entendait dispenser en trois semaines, un ingénieur du Technocentre de Guyancourt se jette d’une passerelle. Il devait partir le lendemain au Brésil pour les besoins de ce projet.

Le suicide a été reconnu comme accident du travail par l’organisme de sécurité sociale en application de la présomption d’imputabilité.
LES DEMANDES ET ARGUMENTATIONS

Les ayants droit de la victime ont engagé un recours et obtenu devant le Tribunal des affaires de sécurité sociale de Nanterre la reconnaissance de la faute inexcusable de l’employeur.

La société Renault SA a interjeté appel, estimant notamment que la cause d’un tel geste ne devait pas être regardée uniquement par le prisme de la vie professionnelle et considérant qu’elle n’avait pas participé à la réalisation du danger qui s’est concrétisé par le suicide.

La Cour d’Appel de Versailles confirme la reconnaissance de la faute inexcusable en se fondant, d’une part, sur la nécessaire conscience du danger par l’employeur compte tenu des symptômes de souffrance morale manifestés depuis plusieurs mois par l’ingénieur et, d’autre part, sur l’absence de mesures prises pour préserver la victime de ce danger. À cet égard, elle constate l’incapacité de la société à évaluer la charge de travail des salariés et l’absence de système de prévention efficace permettant de détecter les risques psychosociaux dans l’entreprise.

L’ANALYSE DE LA DÉCISION ET SA PORTÉE

Depuis la transposition de la Directive CEE du 12 juin 1989, l’employeur est tenu « d’assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs ».

Par ailleurs, la définition jurisprudentielle de la faute inexcusable met à la charge de l’employeur une obligation de sécurité de résultat (arrêts « amiante » du 28 février 2002). Dès lors, il incombe à l’employeur de mettre en place des moyens de détection performants de la souffrance au travail, d’analyser les symptômes de stress manifestés par ses salariés et de vérifier l’origine de cette souffrance afin d’apporter les mesures correctives nécessaires si cette origine s’avère professionnelle.
C’est dans ce cadre que l’évolution du phénomène suicidaire, depuis une dizaine d’années, pose la question de la mise en jeu de la responsabilité de l’employeur. En effet, les suicides, qui intervenaient dans un cadre privé et concernaient majoritairement les agriculteurs et les ouvriers, touchent désormais les cadres, les enseignants et les salariés du privé avec un passage à l’acte sur le lieu ou en lien avec le travail.

Par l’arrêt rendu le 19 mai 2011, la Cour d’Appel de Versailles explicite les obligations qui pèsent sur l’employeur en matière de protection de la santé mentale des salariés. Cet arrêt s’inscrit dans le prolongement de celui rendu par la deuxième chambre civile de la Cour de cassation le 22 février 2007, qui avait retenu que la tentative de suicide d’un salarié hors du lieu de travail devait être considérée comme un accident de travail et résultait de la faute inexcusable de l’employeur (Cass. 2e civ., 22 févr. 2007, no 05-13.771, JSL no 208-1). Elle confirme que l’employeur doit contrôler le bien-être mental des salariés. Pour y parvenir, et sauf à voir systématiquement sa responsabilité engagée, il devra faire de la prévention la pierre angulaire de ses actions en s’appuyant sur les acteurs compétents en la matière, tant internes qu’externes à l’entreprise.
Cette décision doit donc conduire les employeurs à tirer plusieurs enseignements :

→ Vérifier la capacité du management à mener à bien les actions de détection et de prévention du stress au travail

La Cour souligne, avec force, qu’en dépit d’une situation de stress apparent (avec des manifestations physiques), l’entourage professionnel n’a pas pris conscience de la gravité de la situation et a fait preuve d’indifférence à l’égard du salarié.

Il faut croire que la dégradation des conditions de travail liée à un contexte économique très concurrentiel, assortie de la peur de perdre son emploi, a conduit à un effritement des solidarités et de la relation de confiance. Un tel constat impose de repenser l’organisation de l’entreprise en clarifiant davantage les contraintes qu’un rôle de manager implique et en formant ses acteurs à la mise en place d’un suivi attentif de leurs collaborateurs sur ces questions. À l’instar de ce qui existe déjà dans des groupes, l’employeur peut faire épauler ses managers par des « préventeurs », chargés de les alerter sur l’apparition du risque, de leur proposer des mesures correctrices et de construire un plan d’actions.

L’objectif étant d’articuler protection de la santé mentale et enjeux de productivité et de rentabilité, la question de la prise en compte des risques psychosociaux se pose d’autant plus vivement lorsque l’entreprise met en œuvre un projet ambitieux tel qu’en l’espèce.

Enfin, la capacité d’écoute et de dialogue, mais aussi la rapidité de la prise de décision (par exemple en retirant un salarié de son poste de travail), sont des exigences incontournables pour limiter la mise en cause de la responsabilité de l’employeur.
→ Évaluer autant les risques psychosociaux que la charge de travail des salariés

La Cour rappelle l’obligation pour l’employeur de procéder à l’évaluation des risques psychosociaux. Si ce principe est conforme aux dispositions réglementaires en vigueur depuis une dizaine d’années, l’appréciation des mesures prises par l’employeur est minimisée – voire critiquée – lorsqu’un accident survient. Aussi, l’employeur doit veiller à associer à ses démarches les acteurs concernés (managers, CHSCT, médecine du travail, etc.) afin de globaliser la prise de décision.
Plus loin, la Cour reproche à l’employeur sa carence dans l’analyse de la charge de travail du salarié victime et l’absence de dispositif d’évaluation de celle des cadres qui, par une « culture du surengagement », s’investissent pour atteindre leurs objectifs, aussi ambitieux soient-ils. La spécificité de cette analyse renvoie au fait que les tâches confiées à cette catégorie de salariés sont difficilement quantifiables, a fortiori lorsqu’ils sont soumis à un mode de décompte de leur temps de travail en jours. Pour ces derniers, cette évaluation figure pourtant dans le Code du travail, l’article L. 3121-46 instituant un rendez-vous annuel portant sur la charge de travail, l’organisation du travail dans l’entreprise et l’articulation entre ses vies professionnelle, personnelle et familiale... Le juge attend donc de l’employeur qu’il prouve sa vigilance en matière de surcharge de travail, sache détecter et traiter les surmenages et puisse justifier tant du caractère proportionné du forfait appliqué que du respect des périodes de repos obligatoire.

→ La nécessité d’associer les différents acteurs dans la protection de la santé mentale (et plus particulièrement le CHSCT et la médecine du travail)

La complexité des lésions mentales impose d’envisager autrement la situation des employeurs de bonne foi qui se voient condamnés par l’application de mécanismes juridiques initialement conçus pour protéger la santé physique des salariés. Il convient, dès lors, de s’orienter vers la mise en place de dispositifs de prévention avec les acteurs compétents en cette matière spécifique.
Au-delà de l’accord national du 2 juillet 2008, et de l’obligation imposée aux grandes entreprises de conclure des accords sur ce thème, les démarches d’identification du stress, d’analyse de ses causes et d’adoption de mesures permettant de le prévenir, l’éliminer ou le réduire doivent être renforcées, en lien avec le CHSCT.

Il semble également indispensable d’y associer les services de médecine du travail, qui sont seuls compétents pour apprécier l’aptitude des salariés à poursuivre leur activité. À cet égard, il est intéressant de relever que les magistrats de première instance avaient notamment reconnu la faute inexcusable de l’employeur au motif que : « le salarié bénéficie d’un examen médical à la demande de l’employeur ou à sa demande, permettant ainsi à l’employeur de saisir le médecin du travail à tout moment, notamment en cas d’urgence, aux fins de procéder à la visite d’un salarié présentant un problème relevant du domaine médical.
Au cas présent, en s’abstenant de prendre contact avec le service de la médecin du travail en dépit de la gravité croissante des troubles manifestés par Monsieur Antonio Y, la société Renault n’a pas pris les mesures spécifiques qui étaient à sa disposition aux fins de préserver son salarié des risques de décompensation psychologique auxquels son activité professionnelle exposait ce dernier. »

Ainsi, un employeur constatant une situation de souffrance doit saisir, sans délai, le médecin du travail, afin d’obtenir un avis médical sur le maintien ou non du salarié à son poste. Inviter le salarié à s’en rapprocher ne suffit pas.

Pendant longtemps, les employeurs se sont retranchés derrière la subjectivité, liée aux problèmes de santé mentale, inhérente à la réalité des conditions de travail et à leur appréciation par les salariés. S’agissant des suicides, la dénégation de l’éventuel rattachement professionnel se fondait sur un refus d’assumer la responsabilité d’un acte de désespoir volontaire et « conscient », à l’occasion duquel le salarié s’était soustrait à l’autorité de l’employeur. À la lumière de l’arrêt rendu par la Cour d’Appel de Versailles, cette conception des choses est dépassée. Elle l’est d’autant plus que cette affaire est exempte de toute reconnaissance d’un quelconque harcèlement moral, mais plutôt d’un dysfonctionnement d’ordre collectif qui renvoie à l’organisation même de l’entreprise.

Aussi, à défaut de savoir répondre d’engagements concrets qu’ils auront pris pour préserver la santé mentale de leurs salariés et compte tenu du mode de prise en charge des AT/MP reposant sur une présomption d’imputabilité, il est à craindre que de nombreux employeurs supportent in fine la responsabilité de troubles psychologiques qui n’auront pas eu pour cause un caractère professionnel.

Source : http://www.wk-rh.fr/actualites/

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La Poste fait pester (Non ! pas possible !!)

11 Août 2011, 09:56am

Publié par FOcom Poste 06

Plusieurs maires de la Loire sont furieux contre la Poste qui supprime des tournées pendant l'été.

Ils reçoivent en moyenne leur courrier un jour sur deux. Dans la Loire, le service postal fonctionne au ralenti. Les postiers absents durant l'été ne sont pas remplacés. Le problème concerne les petits villages, mais a tendance à se généraliser.

Plusieurs tournées postales ont été supprimées ponctuellement dans le Roannais, notamment dans les secteurs de St-Forgeux-Lespinasse/Noailly, St-Germain-Lespinasse  ou encore St-Jean-St-Maurice et Lentigny. Des communes privées de courrier, un jour sur deux et des habitants excédés. Les élus ont même créé un collectif pour protester contre les méthodes de La Poste.

Les élus des communes concernés regrettent en premier lieu de ne pas avoir été informés par La Poste et estiment "que ce service public payant se détériore et pénalise nos entreprises, nos commerçants, nos collectivités locales et nos administrés, qui ne reçoivent pas régulièrement leurs courriers et leurs abonnements. […] La Poste se doit de mettre les moyens humains nécessaires et de servir ses clients qui ont subi une augmentation des tarifs postaux début juillet. Faut-il payer plus pour moins de service ?".

La Poste explique ces manquements par les congés des 2 190 facteurs du territoire et estime qu'il est difficile "d'éviter les absences inopinées et leurs effets sur la distribution".

Mais les élus et les syndicats […], assurent que les absences non remplacées ne sont pas inopinées mais programmées. Et que c’est la diminution du nombre de remplaçants qui est à l’origine de ces tournées supprimées.

Les habitants prennent leur mal en patience, alors que des élus trouvent des solutions de secours. A St-Jean-St-Maurice, le maire fait acheminer par la secrétaire le courrier urgent jusqu'à Roanne. "C’est une notion de service public qu’on a encore et que d’autres n’ont plus depuis bien longtemps", regrette l’élu (Sic !).

Source : http://rhone-alpes.france3.fr/info/saint-etienne/la-poste-fait-pester-69958184.html

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Garde d’enfant : Et pourquoi pas des crèches ?

10 Août 2011, 07:34am

Publié par FOcom Poste 06

COGAS (8 2011)La dernière réunion du COGAS (organisme paritaire de gestion des activités sociales de la Poste) a mis en avant (entre autres) la question des moyens alloués à la garde d'enfant et la réservation de place en crèche (voir note ci-contre). Mesures louables et attendues tant cette question est devenue, au fil des ans, un réel problème, un vrai casse-tête pour des milliers de parents postiers.

FO estime qu'il faut, aujourd'hui, aller plus loin et… concrétiser la création d'une crèche d'agglomération pour Nice  ainsi que plus de participation à des crèches inter-entreprises pour le reste du département !

Au moment où la Poste parle de « conciliation vie professionnelle/vie familiale », cette vraie mesure sociale permettrait de répondre à l'arrivée dans l'entreprise de nombreux jeunes et du nombre croissant de naissances enregistrés. Avec des horaires parfaitement adaptés, elle faciliterait la vie des collègues !

La Poste, elle aussi, aurait tout à y gagner…

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