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FOcom Poste 06

INFO : Lettres recommandées dans le métro - un "danger" supplémentaire pour La Poste…

21 Septembre 2012, 15:35pm

Publié par FOcom Poste 06

Testé à titre expérimental depuis fin 2009 à la station de métro Simplon, dans le 18ème arrondissement, le dispositif consistant a transféré la délivrance de lettres recommandes à des agents de la RATP devrait être étendu à dix nouvelles stations selon la direction de La Poste. Pour le conseiller du Front de Gauche à la mairie de Paris, Ian Brossat, ce projet est une nouvelle remise en cause des services de La Poste déjà en difficultés.

"C'est un danger d'étendre cette expérimentation à l'heure où les services de La Poste sont déjà dégradées". Selon Ian Brossat, la réduction des effectifs dans les bureaux de La Poste parisiens s'est poursuivie depuis 2010, se traduisant notamment, entre décembre 2011 et mars 2012 par la suppression de vingt-neuf emplois à la Direction de l'Enseigne Paris-Nord. Un constat par ailleurs d'autant plus justifié pour le conseiller de Paris, qu'à l'heure actuelle, "les conclusions de l'expérimentation n'ont pas été rendues publiques ni communiquées aux agents et représentants du personnel.

Jusqu'alors et ce depuis le 1er septembre 2009, les clients de trois bureaux de poste du 18ème arrondissement pouvaient grâce à cette expérimentation, retirer leurs recommandés au guichet de la station de métro Simplon, sur la ligne 4. Un service avantageux puisque les bureaux de la RATP sont ouverts sept jours sur sept de 7 heures à 23 h 30, alors que les bureaux de poste ne sont ouverts que de 8 heures à 20 heures en semaine et de 8 heures à 12 heures le samedi matin.

La RATP inadaptée

L'extension du dispositif pose aussi la question de la capacité pour la RATP de prendre en charge ce service. Pour le groupe du Front de Gauche à la mairie de Paris, "les agents de la RATP ne sont pas assermentés et donc habilités à délivrer ce genre de recommandés et l'environnement n'est pas propice aussi bien à la délivrance qu'à la conservation des courriers pouvant contenir des objets de valeurs". Pointée du doigt, cette reconversion de la RATP fait d'autant plus polémique alors que sa direction a déjà mené une politique de suppression des guichets renvoyant les usagers à des machines pour l'achat de titres de transport.

Somme toute, les élus du Front de Gauche à la marie de Paris se mobiliseront contre cette demande de La Poste lors des séances du Conseil de Paris les 24, 25 et 26 septembre prochains pour demander auprès des directions des deux services de renoncer à l'extension de ce dispositif. A noter qu'en septembre 2009, avait déjà été adopté par le Conseil de Paris un vœu s'opposant à la création de ce dispositif.

Bonnehorgne Xavier

Source : http://www.humanite.fr/social-eco/

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Courrier : Ventes de quartiers…

21 Septembre 2012, 14:26pm

Publié par FOcom Poste 06

La Direction Courrier a, pour l’instant, « gelé » son projet de modification de l’instruction du 1er février 2002, relative aux ventes de quartiers, sans toutefois y renoncer.

C’est pourquoi, la pétition nationale est plus que jamais d’actualité ; Il est nécessaire de recueillir un maximum de signatures ( nous les renvoyer avant le 1er octobre), en effet, plus nous aurons de signatures, plus nous pourrons défendre nos revendications…

 

Cf.  Article du 10 septembre 2012

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Décisions du Président de la POSTE suite au Rapport Kaspar...

20 Septembre 2012, 09:48am

Publié par FOcom Poste 06

Le Président réunissait vendredi dernier les fédérations syndicales pour leur présenter ses décisions à la suite des préconisations de la Commission du Grand Dialogue; vous voudrez bien trouver ci-joint un compte-rendu succinct de cette réunion [Télécharger]

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Les décisions de BAILLY : On continue comme avant ?!

20 Septembre 2012, 09:41am

Publié par FOcom Poste 06

Se déclarant en total accord avec les préconisations de la commission KASPAR (il n'a pas tort), BAILLY vient d'annoncer ses décisions.

Force est de constater que l'on est loin, très loin des attentes des postiers.

Sur la question essentielle de l'emploi, à la revendication d'arrêt des suppressions et du comblement des postes vacants, il nous répond : 5000 emplois supplémentaires créés sur 2 ans et demi. Super ! Sauf que sur la même période, c'est au moins 30 000 emplois qui seront supprimés ! (Rien que pour le 1er semestre 2012, on est à plus de 4 000 suppressions !)

La simple lecture du communiqué de presse montre que, au-delà des formules consensuelles en usage ("rénover le dialogue social", nouvelle "gouvernance", etc.…) le principal reste, à savoir : "La Poste doit continuer à se transformer…".

Bref, les réorganisations vont se poursuivre mais "en associant étroitement les personnels et les syndicats au diagnostic" !!

PS : Ça me rappelle Facteur d'Avenir du début et de la formule : "Rien ne se fera sans les facteurs !" On a vu le résultat.

Ø        Lire le communiqué

Ø        Source : Article FOCOM38

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INFO : Les annonces du PDG de La Poste suscitent la colère des postiers...

16 Septembre 2012, 10:02am

Publié par FOcom Poste 06

Suite au rapport Kaspar sur le « Grand dialogue social », la Direction de La Poste travaille sa communication sur l’annonce de 15 000 recrutements sur les trois prochaines années.

A y regarder de plus près, cette annonce qui peut paraître intéressante s’inscrit malheureusement dans la droite ligne de la spirale infernale des suppressions d’emplois.

Si l’on fait en effet le solde d’emplois entre les recrutements et les départs naturels on est en effet en deçà de la situation qu’a connue La Poste sur l’année 2011, où pour 5 123 recrutements il y a eu 12 446 départs à la retraite.

La Poste annonce donc 5 000 recrutements par an sur trois ans pour une moyenne de départs de 12 000 à 13 000 départs chaque année. Les dirigeants de La Poste soignent donc une communication qui cache une véritable escroquerie.

Animée par la seule rentabilité financière au service des seuls actionnaires, la direction de la Poste méprise son personnel et les usagers, car si elle reconnaît une dégradation des conditions de travail, elle n’en tient aucun compte et n’a toujours pas pris la mesure de l’urgence sociale et économique dans cette période.

Ces mesures annoncées sont donc très en deçà des profondes attentes des postières et des postiers.

C’est le modèle économique en tant que tel qui doit être revu, car gérer ce grand service public sur la base des suppressions d’emplois, sur la baisse des charges et sur la vente du patrimoine est un système de gestion mortifère.

Les dirigeants de La Poste viennent de prendre la décision de rester figés sur leur plan de marche qui vise à augmenter la valorisation initiale de l’entreprise qui était de 3 milliards d’euros, de 1,3 milliard d’euros supplémentaires si le plan stratégique est respecté à l’échéance de 2015 et de le porter à 5 milliards d’euros s’il est dépassé.

Le choix des résultats financiers va donc continuer à prédominer au détriment de l’état sanitaire et social de l’entreprise.

L’Etat en tant qu’actionnaire majoritaire ne peut pas continuer à rester aux « abonnés absents » et doit donner un signe politique fort de sa volonté de renforcer ce grand service public pour le sortir des griffes du business pour le business de manière à ce qu’il puisse répondre aux besoins de la population.

Il devient urgent que la Direction de La Poste sorte de son autisme pour prendre vraiment la mesure du niveau de dégradation du climat social et de la colère qui anime aujourd‘hui les postiers.

Il est plus que temps de se mettre autour d’une table pour décider concrètement de l’organisation, de la finalité et des conditions de travail à La Poste et donc de parler d’emplois, de salaires et de démocratie dans l’entreprise.

Source: http://dupin-bernard.over-blog.com/article-les-annonces-du-pdg-de-la-poste-suscitent-la-colere-des-postiers-110082488.html

Nb : Un excellent article qui résume assez bien notre présent et ce que doit être notre avenir!

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INFO: Pour Fleur Pellerin, les salariés de la Poste pourront «souffler» grâce aux 5 000 embauches

15 Septembre 2012, 10:08am

Publié par FOcom Poste 06

article+vidéo Sur la radio RTL, la ministre a estimé que les nouvelles restructurations devaient désormais s'accompagner de nouveaux recrutements.

Les 5 000 recrutements supplémentaires d’ici 2014 annoncés par La Poste permettront à ses salariés de «souffler un peu», après des années de réorganisations éprouvantes, a estimé vendredi Fleur Pellerin (photo AFP), ministre déléguées aux PME, à l’Innovation et à l’Economie numérique.

La Poste «doit réfléchir à son avenir», mais cela ne «passe pas par de la restructuration brutale», a déclaré la ministre sur la radio RTL. «Nous considérons aujourd’hui que les réorganisations doivent se faire avec davantage de nouveaux recrutements», a-t-elle ajouté.

A la question de savoir si ce changement de stratégie signifiait une perte de confiance du gouvernement vis-à-vis du patron de l’entreprise publique Jean-Paul Bailly, Fleur Pellerin a répondu: «Pas du tout». «L’Etat actionnaire, jusqu'à une date récente, avant le changement de gouvernement, a plutôt soutenu une méthode un peu arithmétique et un petit peu brutale, sans concertation. Nous souhaitons changer cette méthode», a-t-elle déclaré.

La Poste avait chargé il y a quelques mois une commission, présidée par l’ex-secrétaire général de la CFDT Jean Kaspar, d’un audit sur le climat social dans l’entreprise, après notamment le suicide de deux salariés sur leur lieu de travail. Le rapport de cette commission, publié mardi, suggère de «desserrer les contraintes sur les effectifs» et souligne la nécessité de «s’appuyer largement sur le dialogue social pour conduire le changement».

(AFP)

Source : http://www.liberation.fr/economie/  Publié le 14 septembre 2012

 

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INFO : La Poste annonce 5.000 embauches, "poudre aux yeux" selon les syndicats

14 Septembre 2012, 07:56am

Publié par FOcom Poste 06

PARIS — La Poste a annoncé jeudi un "allègement de la pression sur les effectifs" via 5.000 recrutements supplémentaires d'ici 2014 pour améliorer le climat social au sein du groupe public, une annonce loin de combler les attentes des syndicats qui y voient de la "poudre aux yeux".

La Poste a fait savoir qu'elle entend recruter "15.000 personnes sur la période 2012-2014 au lieu des 10.000 initialement prévus", suivant ainsi les recommandations de l'ex-secrétaire général de la CFDT Jean Kaspar, chargé d'un rapport sur les conditions de travail à la suite de deux suicides.

Selon la direction du groupe, qui emploie quelque 240.000 personnes, l'ensemble de ces recrutements se fera en contrat à durée indéterminée (CDI).

La Poste précise qu'elle entend embaucher "dès 2012, 1.000 jeunes supplémentaires et 2.000 pour chacune des années 2013 et 2014, en privilégiant l'alternance".

Les départs naturels, estimés de 8.000 à 10.000 par an, selon la direction, ne seront pas compensés par ces embauches, qui reviennent à remplacer environ un départ sur deux.

Pour les deux premiers syndicats du groupe, la CGT et SUD, ces annonces sont loin de répondre aux attentes des postiers, qui ont vu les effectifs diminuer fortement ces dernières années.

"On est en train de passer de l'exaspération à la colère", a réagi Bernard Dupin (CGT) auprès de l'AFP, soulignant qu'il aurait fallu "arrêter cette hémorragie" avec "des soldes négatifs chaque année".

"C'est de nouveau de la poudre aux yeux!", a renchéri Régis Blanchot (SUD), relevant que "la commission Kaspar avait été mise en place parce qu'il y avait un tel mal-être à La Poste qu'il s'est traduit par des actes irréversibles". Il a jugé la réponse "à mille lieux des attentes et des besoins des postiers".

Le syndicaliste note que le PDG a suivi les recommandations du président de la commission, mais relève ironiquement que "M. Kaspar était payé par M. Bailly".

Passer de 30 coups de marteau par jour à 5!

M. Blanchot rappelle qu'en 2010, le groupe a connu 11.700 suppressions de postes et environ 10.000 l'année suivante.

"C'est vrai qu'il y a moins de suppressions d'emplois sauf qu'il n'y a plus de marge du tout", a souligné M. Blanchot pour qui "à force de gratter, on arrive à l'os.

"Il faut raisonner en terme de solde", a abondé Jacques Dumans (FO). "Si vous êtes condamné à 30 coups de marteau par jour et qu'on ne vous en donne plus que cinq, c'est mieux!", a-t-il ajouté avec un humour teinté d'amertume.

Les syndicats doivent se retrouver lundi pour décider de la suite à donner à ces annonces. Selon Régis Blanchot, "un mouvement de grève est nécessaire".

Le malaise social à La Poste avait éclaté au grand jour après le suicide sur leur lieu de travail de deux cadres en Bretagne le 29 février et le 11 mars. Le PDG du groupe Jean-Paul Bailly avait alors lancé un "grand dialogue" et chargé la commission présidée par M. Kaspar de faire un diagnostic et des propositions.

Ce rapport, présenté mardi, suggérait de "desserrer les contraintes sur les effectifs", M. Kaspar estimant qu'il fallait recruter 4.500 à 5.000 personnes.

Le rapport soulignait également la nécessité de "rééquilibrer le pilotage de l'entreprise", "de faire évoluer son modèle social" et de "s'appuyer largement sur le dialogue social pour conduire le changement".

Dans son communiqué, La Poste indique que M. Bailly "partage ce diagnostic" et "a décidé de proposer aux organisations syndicales une négociation rapide et globale sur l'ensemble de ces points".

"Beaucoup de verbiage", a répondu jeudi la CGT.

De Charlotte HILL (AFP)

Copyright © 2012 AFP

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La commission Kaspar préconise des embauches contre un dialogue social rénové à La Poste…

13 Septembre 2012, 09:22am

Publié par FOcom Poste 06

Jean Kaspar, président de la commission du grand dialogue de La Poste, a remis son rapport sur les conséquences humaines du changement, à la suite de plusieurs suicides sur le lieu de travail. Le rapport préconise notamment de « desserrer temporairement les contraintes sur les effectifs, pour permettre une nécessaire respiration pendant la mise au point des nouvelles méthodes de conduite du changement ». En clair, il s’agirait de recruter environ 5 000 personnes sur deux ans, « pour partie sous la forme de contrats de génération et de contrats d’alternances » pour « sanctuariser » les équivalents temps plein correspondants à la fois au dialogue social (2 000 emplois) et à la formation (3 000 emplois).

2 000 équivalents temps plein pour faire vivre le dialogue social à La Poste qui emploie 246 000 personnes, soit 0,8 représentant du personnel pour 100 salariés. Chez France Télécom Orange, on compte 308 équivalents temps plein au titre du crédit temps supplémentaire auxquels s'ajoute les 900 équivalents temps plein réglémentaires au titre des mandats des élus IRP (CE, DP, CHSCT) pour représenter les 105 000 salariés, soit un ratio supérieur à 1 pour 100. Le tout avec un budget annuel de plus de 3,7 millions d’euros dispatchés aux organisations syndicales (sur abonnement). Mystère sur le budget distribué par la direction de La Poste à ses organisations syndicales.

« Les principaux chiffres disponibles traduisent une indéniable activité du dialogue social. Mais pour le dire brutalement, le syndrome de la « réunionite » chronophage semble s’être emparé du dialogue social local », affirme un rapport qui plaide pour une évolution du dialogue social : « les dirigeants doivent s’appuyer davantage sur le dialogue social, partie intégrante de la stratégie. Les syndicats doivent quant à eux adapter leurs pratiques pour mieux prendre en compte les contraintes organisationnelles, et l’expression des aspirations individuelles des salariés ».

·                     Le rapport Sartorius sur la situation de PSA indique lui aussi que « le dialogue social semble développé, mais manque parfois de substance ».

Source : Miroir Social, publié le 12/09/2012

 

Nb : Ce n’est maintenant un secret pour personne, le rapport de la commission KASPAR est public…

S'il contient des informations, des alertes et des analyses parfois intéressantes, il faut bien dire que la plupart avaient été exposées par les syndicats à la Direction de la Poste depuis bien des années et… balayées, jusqu'à peu, d'un revers de main !

Après les suicides directement liés à sa politique de restructuration permanente, de suppressions d'emplois et de flexibilité, le Siège avait lancé « le Grand Dialogue » et la commission KASPAR a été mise en place dans l’évidente intention de « concilier le bien être au travail et la réalité des marchés », c’est-à-dire de poursuivre le processus de privatisation.

Il est donc utile de rappeler que FO COM, en toute indépendance, n’est liée à aucun diagnostic partagé. Sa feuille de route, c’est le cahier de revendications décidé par ses instances.

 

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INFO : Les facteurs déboutés…

13 Septembre 2012, 09:06am

Publié par FOcom Poste 06

Au fond d'eux-mêmes, ils espéraient une condamnation symbolique même s'ils savaient que la partie était loin d'être gagnée. Mardi après-midi, le tribunal de police de Villeurbanne a relaxé le directeur de la poste de Saint-Symphorien d'Ozon, déboutant ainsi les syndicats de leurs demandes de 2 600 € de dommages et intérêts. Ces derniers avaient saisi la justice pour réclamer le paiement des heures supplémentaires. « On nous demande de faire 6 h 30-13 h 04 tous les jours mais beaucoup d'entre nous terminent à 15 h, ou arrivent plus tôt au travail pour essayer de finir dans les temps », relate Frédéric Poncet délégué Sud PTT. « On a l'impression de ne pas avoir perdu à la loyale, lâche un syndicaliste, amer. Tout a été fait pour sauver la Poste à tout prix ». « Dans son jugement, le tribunal déclare qu'il n'y a pas d'interdiction de faire des heures supplémentaires lorsqu'on fonctionne en horaires collectifs, affirme Bernard Dartevelle, avocat de la Poste. D'ailleurs les syndicats ont eux-mêmes signé cette convention, et maintenant ils veulent en faire un cheval de bataille. »C.G

Source : http://www.20minutes.fr/article/1001796/facteurs-deboutes Publié le 12/09/2012

Nb : Le sujet n'est pas seulement de faire ou non des heures supplémentaires, partout l’inspection du travail constate de nombreux cas de travail dissimulé liés au mode de calcul des heures supplémentaires des facteurs. La justice devra être systématiquement saisie…

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Le président de la république n'est pas le président de la cour des comptes

12 Septembre 2012, 13:45pm

Publié par FOcom Poste 06

L'Éditorial de Jean-Claude Mailly , Secrétaire général de Force Ouvrière, daté du mercredi 12 septembre 2012

Depuis longtemps nous expliquons que la Banque centrale européenne (BCE) doit, pour calmer le jeu, être prêteur en dernier ressort, c'est-à-dire pouvoir acheter de la dette des pays de la zone euro. Dans la foulée, c'est ensuite à une réorientation profonde des modalités de la construction européenne qu'il faut s'attaquer.

La semaine dernière la BCE a annoncé qu'elle pouvait intervenir, via des intermédiaires, de manière illimitée, tout en conditionnant son intervention à des obligations de la part des pays. Et c'est là qu'il y a problème, car cela revient à dire: on vous aide si vous mettez en place une politique d'austérité! Ce qui est l'esprit et la logique en particulier du TSCG, auquel nous nous opposons.

Nous ne dirons jamais assez que l'austérité est socialement destructrice, que le libéralisme économique conduit à de l'autoritarisme social, que l'emploi, les salaires et les droits sociaux sont les variables d'ajustement.

Dans ces conditions, la négociation sur la «sécurisation de l'emploi» qui va s'ouvrir sera particulièrement dure.

Le document d'orientation adressé par le gouvernement et confirmé par le président de la République aborde moult thèmes (précarité, sécurité des parcours, adaptation, temps partiel, etc.).

Il y a par définition un côté usine à gaz. Les mots qui fâchent (par exemple: flexibilité) n'ont pas été utilisés, mais comme le disait Jaurès, quand les hommes ne peuvent pas changer les choses, ils changent les mots.

Comme nous le disons depuis plusieurs mois, nous n'accepterons pas, par exemple, qu'un accord d'entreprise conduisant à des modifications substantielles du contrat de travail dispense l'employeur, si nécessaire, de l'obligation de faire un PSE au nom d'une conception de la liberté de licencier.

Cette négociation sera donc tendue et nous ne pouvons pas accepter de servir de caution pour justifier ou accompagner l'austérité.
Nous aurons aussi nos revendications, dont le retour à la hiérarchie des normes.

À la différence d'autres, nous savons que tout est lié et nous n'avons jamais accepté que l'économie soit une science exacte qui s'imposerait à tous. Élu par les citoyens au suffrage universel, le président de la République n'est pas le président de la Cour des comptes

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