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FOcom Poste 06

LU POUR VOUS : Commission KASPAR - ISERE/SAVOIE « Il est temps que le mal-être des postiers soit reconnu »

4 Juin 2012, 08:23am

Publié par FOcom Poste 06

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Devant la commission Kaspar, l’intersyndicale a pu exprimer ses inquiétudes face à « la grave crise sanitaire qui touche La Poste ». Photo Le DL/Christophe AGOSTINIS

Même s’ils avouent, « comme la très grande majorité des agents, avoir perdu toute confiance dans les dirigeants de La Poste et leurs tentatives de crédibiliser une réflexion sur la souffrance au travail qui a explosé au cours de ces dernières années », une vingtaine de représentants syndicaux isérois et savoyards (CGT, CFDT, FO, Sud-PTT) ont participé ensemble hier matin à Grenoble à la commission Kaspar (lire en Repères). Dans l’espoir d’être écoutés à défaut, « parce qu’on ne se berce pas d’illusions », d’être entendus…

« J’ai la très désagréable sensation de me tirer une balle dans le pied et de favoriser la disparition de mon propre emploi »

Une commission devant laquelle l’intersyndicale a pu exprimer ses inquiétudes face à « une grave crise sanitaire qui se traduit par des arrêts de travail de plus en plus nombreux et un mal-être collectif ».

« Cela fait maintenant longtemps qu’on le dit : soumis à la fois à une intensification des tâches, à une réorganisation du travail et à une réduction massive d’emplois, de plus en plus d’individus craquent à la fois psychologiquement et physiquement », raconte Hervé Marchat, de la CGT, insistant sur « l’immense plan social masqué en vigueur depuis dix ans et qui a conduit au total à la suppression de 80 000 postes dans le cadre d’un vaste processus de privatisation ». Alors hier, ils ont tour à tour pris la parole pour raconter leur quotidien en Isère et en Savoie : « les tournées de courrier de plus en plus lourdes, le management du chiffre plutôt que le management de l’humain, le combat (un mois de grève et une semaine d’occupation devant la direction de La Poste) pour empêcher la suppression de quatre tournées à Echirolles, l’impression au Centre de tri de Sassenage d’être constamment sous surveillance “grâce” à des caméras placées un peu partout, les heures supplémentaires non payées, le choc de voir un directeur d’établissement évincé parce qu’il aurait été trop proche du personnel… ».

« On n’en peut plus, poursuit Catherine, qui déplore les contradictions avec lesquelles elle doit vivre. Au guichet, on me demande d’atteindre des objectifs commerciaux en oubliant que l’on assure d’abord une mission de service public. Et puis quand je dois inciter les clients à aller vers les automates, j’ai la très désagréable sensation de me tirer une balle dans le pied et de favoriser la disparition de mon propre emploi. Sans parler des procédures informatiques qui peuvent changer du jour au lendemain sans que l’on soit prévenu… Oui, tout cela génère beaucoup de stress. »

Il est temps, affirment les syndicats, que « le mal-être des postiers soit reconnu et que des actions soient mises en place afin de remettre l’humain au cœur des organisations et d’empêcher de nouveaux suicides ». En pleine campagne pour les législatives, François Marchive, de Sud-PTT, pointe aussi du doigt de « grands absents : l’Etat et les élus. On attend qu’ils s’engagent pour stopper la destruction massive d’emplois à La Poste ».

par Gwendoline BEZIAU le 01/06/2012 à 06:01 Vu 567 fois

Source : http://www.ledauphine.com/isere-sud/2012/05/31/il-est-temps-que-le-mal-etre-des-postiers-soit-reconnu

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