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FOcom Poste 06

banque postale

INFO - ECONOMIE - La facture pourrait être salée...

13 Octobre 2011, 07:52am

Publié par FOcom Poste 06

La messe est dite. La banque franco-belge Dexia va être démantelée. 20Minutes fait le point sur les conséquences financières de l’opération.

Comment Dexia va-t-elle être découpée?

Le groupe était né de la fusion en 1996 du Crédit communal de Belgique, une banque de détail, et du Crédit local de France, spécialiste du financement des collectivités locales. L’Etat belge, moyennant environ quatre milliards d’euros, va récupérer le premier, rebaptisé depuis Dexia banque Belgique. Le second, qui s’appelle aujourd’hui Dexia Municipal Agency, sera repris en grande partie (65%, contre 35% pour Dexia et 5% pour la Banque postale) par la Caisse des dépôts et consignations (CDC), contre un chèque de plusieurs centaines de millions d’euros. Le bras armé financier de la France serait chargé de gérer un portefeuille de plus de 70 milliards d’euros, surtout constitué de prêts aux collectivités locales. De son côté, la Banque postale reprendra, en majorité, la partie dédiée au financement des collectivités. La CDC prendrait tout de même 35% du capital de cette nouvelle filiale. A l'issue du démantèlement, Dexia deviendra ce qu’on surnomme une «bad bank». Une structure dite de «défaisance» où seront logés plus de 90 milliards d’euros de prêts dont quelques milliards de dettes grecque, espagnole et italienne.

Quelle sera la garantie apportée par les Etats sur la «bad bank»?

Après d’intenses négociations, la Belgique va prendre en charge 60,5% de la garantie, la France 36,5% et le Luxembourg 3%. Cette garantie s’applique aux conditions de financement de Dexia et non pas à ses actifs. Elle s’appliquera aux nouveaux emprunts de Dexia pour lui permettre d’attirer des investisseurs disposés à lui prêter.

Pour quel coût?

Si tout va bien, la garantie ne devrait rien coûter aux Etats. Une garantie similaire avait déjà été accordée à Dexia en 2008 et elle leur avait permis d’en récolter les fruits grâce à la prime qu’avait versée la banque en contrepartie de ce soutien.

François Baroin a d’ailleurs martelé la semaine dernière que cela ne pèserait pas sur notre endettement. En effet, ce type de garantie n’est pas intégré dans le calcul de la dette publique. Mais elle n’est pas sans risque. Si Dexia venait à ne pas rembourser un emprunt, les Etats devraient le faire à sa place.

Pour l’instant, les agences de notation ne s’alarment pas. «Le plan de sauvetage de la banque Dexia n'a aucun impact pour le moment sur la note souveraine de la France, la meilleure possible, avec une perspective stable», a déclaré ce lundi l'agence de notation Moody's. Dans son sillage, Standard & Poor's confirmait la note «AAA» de la France avec une perspective stable. Pas d’inquiétude donc pour le moment…

Quid de la CDC et la Banque Postale?

Ça grince déjà des dents dans les deux camps. La CDC va se retrouver avec 65% de Dexia Municipal Agency. Seul hic, comme le rappelle Libération ce matin, on retrouve parmi ses actifs «une vingtaine de milliards des fameux emprunts toxiques» à destinations des collectivités locales. «Le risque n’est pas tant le défaut de remboursement, mais plutôt l’explosion judiciaire (huit à ce jour) lancées par les collectivités locales, étranglées par ces emprunts», souligne le quotidien. Pour faire passer la pilule, une garantie de l’Etat de 5 milliards d’euros aurait été proposée. Insuffisant, selon une source de Libération, pour qui le montant de la garantie devrait au moins être deux fois supérieur.

Pour sa part, la Banque postale hérite de l’activité de financement des collectivités. Et déjà, des interrogations se font jour. Comment va-t-elle financer ce nouveau métier? «Saura-t-elle canaliser le millier de salariés de Dexia qu’elle devrait récupérer, dont certains spécialisés dans les prêts toxiques?», se demande Libération. Décidément, le dossier Dexia est truffé de bombes à retardement.

Quel avenir pour les salariés?

Les quelque 600 employés de la holding Dexia SA, la maison-mère de la banque franco-belge, se verront offrir un reclassement dans l'une des filiales du groupe. Selon leur situation géographique, ils auront le choix d’intégrer la filiale belge Dexia Banque Belgique, la filiale française Dexia Crédit Local ou l'entité luxembourgeoise Dexia BIL.

M.B.

Source: http://www.20minutes.fr/economie/

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FO COM: Vous avez dit DEXIA?

12 Octobre 2011, 07:59am

Publié par FOcom Poste 06

La rumeur enflait depuis des jours, elle devient une triste réalité: la banque européenne DEXIA, détenue à 26,4 % par des capitaux publics français, est en train d’exploser.

Encore un exemple de la folie des grandeurs et de l’incurie des banquiers.

Et La Poste se retrouve  dans l’œil du cyclone: pourquoi?

À l’époque où l’argent public et les missions afférentes étaient sacrées, la France et la Belgique avaient créé des établissements dédiés au financement des collectivités locales. La Caisse d’Aide à l’Équipement des Collectivités locales (CAECL) pour l’une ; le Crédit Communal de Belgique pour l’autre. Dans les années 80-90, le mirage libéral les saisit :

les Belges achètent la première banque du Luxembourg. Quant à la CAECL, elle est rebaptisée Crédit Local de France, société anonyme qui s’empresse d’ouvrir une succursale à New-York et de s’implanter en Europe. Évidemment, elle entre en bourse…

Comme, selon la devise nationale belge, « l’union fait la force», les banques jumelles fusionnent en 1996: DEXIA est née. Ce qui déclenche une frénésie d’acquisitions tous azimuts et de prises de participations, aux arrière-plans politiques parfois discutables comme en Asie centrale ou dans les territoires occupés de Cisjordanie.

En 2006, c’est DENIZBANK, grande banque turque, qui tombe dans l’escarcelle de DEXIA.

La Poste ne doit pas être le SAMU d’une banque en déroute!

Plus dure fut la chute En 2008, la crise des subprimes dégrise DEXIA: 3,3 milliards de pertes, sans compter du «Madoff » et une action qui plonge de 85 %.

Naturellement, les dirigeants se retournent vers les États actionnaires.

Pour la France et la Belgique, la facture s’élève à 6,4 milliards, sans oublier une garantie d’État de 150 milliards. Alors que 1500 emplois sont supprimés, le patron « remercié» de DEXIA touche 825000 euros d’indemnités et son successeur, M. Mariani, s’empresse d’augmenter son salaire de 30 %!

Malgré sa mise sous perfusion, DEXIA est corrodée par ses actifs «pourris » et n’arrive pas à se refinancer. Et le fiasco des dettes souveraines n’arrange rien: DEXIA a prêté 5,4 milliards à la Grèce.

La Banque Postale en guise de SAMU

Fin 2010, DEXIA ne trouve plus d’argent frais. Du coup, en janvier 2011, La Banque Postale est contrainte de souscrire « volontairement » des obligations DEXIA pour 3 milliards d’euros. C’est plus que l’augmentation de capital liée au changement de statut de La Poste! Au moment où les banques du CAC 40 affichent des résultats mirobolants, c’est La Banque Postale qui est réquisitionnée… L’idée s’installe que La Banque Postale pourrait être une roue de secours pour DEXIA. Roue de secours ou vache à lait ?

Peu à peu, l’opinion découvre que DEXIA, outre 100 milliards infectés par les subprimes, détient 80 milliards de créances sur les collectivités territoriales.

Du SAMU à l’acharnement thérapeutique

Au vu des articles de presse, des procès engagés par les communes, les maires s’aperçoivent un peu tard qu’on leur a « fourgué» des crédits à taux variable, au mécanisme compliqué. Ce qui est clair, c’est qu’ils se réveillent surendettés… et les contribuables avec eux. Du coup DEXIA laisse entendre qu’elle ferait volontiers cadeau de cette activité encombrante, pour mieux se consacrer à sa filiale turque et à la banque de détail. Et les bonnes âmes de s’intéresser encore plus à La Poste et à

la CDC.

Puis, fin septembre 2011, les événements partent en vrille : c’est tout l’édifice DEXIA qui s’écroule. Ce n’est plus la crise, mais la faillite.

Le 3 octobre, le conseil d’administration, présidé par l’ancien premier ministre belge Dehaene, choisit de démanteler la banque, de la couper en rondelles… L’action subit un trou d’air de -37 % et cote 81 centimes !

Et l’on se tourne avec insistance vers la CDC et La Banque Postale.

Après le SAMU se profile l’acharnement thérapeutique.

Du bombardement massif à la frappe chirurgicale

Quand on coule, on se réserve les canots de sauvetage mais pas le navire avarié. Chez DEXIA comme ailleurs, on joue l’air de la solidarité européenne, mais chacun veut « refiler » à l’autre, sous forme de paquet cadeau, les domaines frelatés.

Autrement dit, les 100 milliards d’actifs contaminés et les 80 milliards de crédits douteux concédés aux collectivités locales. Il devînt question de caser ces vilaines choses dans un établissement «ah doc », dite structure de défaisance ou «Bad Bank », dont la CDC et La Banque Postale seraient, avec la Belgique et la France, les principaux piliers. Dans ce cas, ce serait l’infection foudroyante. On avança alors un autre dosage : d’un côté, une «Bad Bank» de l’autre, la «dette locale ». Somme toute la fièvre chronique à la place de la syncope.

Pour La Poste et la filiale bancaire, l’option équivaudrait à une triple peine: une image ternie par la réputation détestable des crédits DEXIA, un portefeuille initialement empoisonné, une relation infernale avec les débiteurs qui voudront renégocier leurs prêts. Dans pareil cas de figure, c’est non seulement les projets de développement de La Banque Postale qui seraient menacés, mais l’équilibre même du Groupe La Poste, qu’il s’agisse de résultat économique, de missions de service public ou d’emploi. FO COM titrait ainsi un de ses communiqués de presse :

« La Banque Postale n’est pas la victime expiatoire de DEXIA». Face à l’amateurisme et à la brutalité gouvernementale, La Poste fait jouer son instinct de survie. Pour sa part, FO COM affichait sa ligne sans ambiguïté : OUI à l’engagement de La Banque Postale auprès des collectivités territoriales à des fins publiques et d’intérêt général avec des prêts honnêtes et transparents ; NON au recyclage des crédits pourris de DEXIA par La Poste.

Des assurances bien mal assurées…

Le 7 octobre, jour où ces lignes sont écrites, si quelques lueurs se profilent à l’horizon, ce sont toujours l’approximation et la confusion qui dominent.

Il y a des affirmations qui mériteraient d’être transformées en assurances et des postures qui ne sont pas encore des actes: les contribuables, les élus et les postiers attendent du Gouvernement autre chose que de la fébrilité.

Où en sommes-nous?

La Banque Postale devrait, dès 2012, proposer des crédits aux collectivités territoriales. Une filiale commune CDC (35 %) Banque Postale (65 %) serait chargée de l’élaboration, de la commercialisation et de la gestion des prêts.

Aucune dette des collectivités, toxique ou non, ne sera récupérée par cette filiale. Ces créances explosives seraient consignées dans une structure spécifique qui bénéficierait de la garantie des États français et belges… et de la CDC.

La Banque Postale ne sera pas obligée de « taper dans sa caisse» pour délivrer et garantir les prêts qu’elle consentirait.

Cela ressemble à un happy end, mais il faut garder la tête froide. Les Belges n’ont guère envie de garantir les dettes minées des communes françaises ; la CDC rechigne à débloquer 12,5 milliards pour jouer les assureurs… En réalité, ce sont les gouvernements et eux seuls, qui se sont engagés à garantir en 2009 les frasques de DEXIA à hauteur de 150 milliards… Ils ont apparemment perdu la mémoire.

Par ailleurs, où la CDC ira-t-elle chercher les liquidités dont La Banque Postale aura besoin pour ses prêts ? Ne serait-il pas temps de récupérer les fonds que les banques privées accumulent grâce au Livret A? Et puis surtout, les postières et les postiers sont oubliés : quelles réorganisations devront-ils subir, quelles conséquences pour l’emploi ? Il ne faut pas se contenter de tracer des schémas à la va-vite. Il faut aussi penser aux personnes.

FO COM juge qu’il est irresponsable et insupportable de rester au milieu du gué.

Le verdict des faits est sans appel : nous avions raison de réclamer la création d’un pôle financier public au sein duquel chaque entité conserverait son identité : il faut renationaliser et coordonner les circuits financiers voués aux missions de service public.

Certes, pour La Banque Postale les pires scénarios semblent écartés… mais rien n’est sûr. FO COM exige que des assurances formelles et officielles soient données rapidement au personnel.

Le manque d’informations est anxiogène. Si l’activité prêt aux collectivités voit le jour, le volet social de la mise en œuvre doit devenir une priorité : développer La Banque Postale, cela devrait signifier améliorer les conditions de travail et créer des emplois.

La reconquête du service public, c’est aussi la reconquête de l’emploi.

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Un rapprochement CDC, Banque Postale et Dexia à l'étude ?

25 Septembre 2011, 21:13pm

Publié par FOcom Poste 06

Un rapprochement entre la banque Dexia, la Caisse des dépôts et la Banque postale serait à l'étude afin de créer une nouvelle banque destinée au financement des collectivités locales, selon le Figaro de samedi. La banque franco-belge Dexia, la Banque Postale et la CDC travailleraient activement sous l'oeil de l'Etat à la création de cette nouvelle banque publique des collectivités locales, d'après le journal qui n'identifie pas ses sources. La création de la nouvelle entité serait l'occasion d'apaiser les esprits des élus échauffés par l'explosion des intérêts sur certains emprunts toxiques, notamment souscrits auprès de Dexia depuis 2008. Selon Le Figaro, la Banque Postale et la CDC détiendraient ensemble la société, Dexia pouvant en demeurer un actionnaire. Elles devraient aussi prendre le contrôle de tout ou partie du portefeuille de crédits existants de Dexia auprès des collectivités françaises (70 milliards d'euros environ). Des pistes de rapprochement entre Dexia et la Banque postale ont été déjà été évoquées. Mercredi, Libération a accusé Dexia d'avoir vendu des emprunts toxiques à 5500 collectivités locales et établissements publics, un chiffre aussitôt démenti par la banque. De plus en plus de collectivités locales rencontrent des difficultés pour emprunter auprès des banques, selon une étude réalisée pour trois associations d'élus qui évoquent un problème "qui semble prendre une ampleur nationale".

Source: http://lci.tf1.fr/filnews/economie/

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La Banque Postale une banque "pas" comme les autres !

21 Septembre 2011, 11:10am

Publié par FOcom Poste 06

Dans un communiqué présentant ses résultats du premier semestre, La Poste annonce un bénéfice semestriel de 377 millions d’euros, en baisse de 21,2% par rapport à l’an passé.

Ce mauvais résultat est le seul fait de la filiale « La Banque Postale » qui, comme toutes les autres banques, a joué avec la dette grecque.

Banque sociale en France (??). Requin de la finance à l’extérieur.

En attendant, ce résultat, outre qu’il plombe les comptes de La Poste, ne manquera pas d’avoir des conséquences sur l’emploi.

Craignons que guichetiers et facteurs qui voient leurs emplois supprimés (plus de 6700 en six mois) pour cause de « chute » du trafic courrier, de baisse de la fréquentation dans les bureaux, vont, demain, être les victimes de l’irresponsabilité de nos banquiers.

En échange de son changement de statut – en Société Anonyme – La Poste devait bénéficier d’un apport d’argent frais (2,7 milliards d’euros) pour assurer sa modernisation.

La banque Postale va bénéficier de 860 millions « afin de favoriser son développement commercial » (sic).

L’expérience grecque, qui n’est pas la première en la matière, fait craindre sur l’utilisation des ces fonds par La Banque postale !

Sans revenir sur les raisons qui nous avaient amenés à condamner la création de La Banque Postale – l’histoire semble nous donner raison, certes tardivement

FO Com considère qu’il est de la responsabilité des pouvoirs publics de mettre un terme aux dérives de cette banque publique.

La Banque postale, aux côtés de la Caisse des Dépôts et Consignations, doit jouer le rôle de bras armé de l’Etat dans la lutte pour le développement économique, pour la défense des emplois, contre les exclusions….

Une autre direction, une autre orientation sont nécessaires.

Paris, le 29 août 2011

Source: http://fopttidf.pagesperso-orange.fr/

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Une salariée de La Poste se suicide sur son lieu de travail

15 Septembre 2011, 22:28pm

Publié par FOcom Poste 06

PARIS — Une salariée du Centre financier de La Poste s'est suicidée jeudi sur son lieu de travail à Paris en se défenestrant du 4ème étage, ont annoncé des syndicats du groupe, la direction soulignant que sa mort survenue dans la matinée faisait l'objet d'une enquête de police.

"Une collègue du Centre Financier de Paris s'est défenestrée du 4ème étage de la Banque Postale dans le 15ème arrondissement", a annoncé la CGT dans un communiqué.

Tout en disant ne pas connaître les raisons de l'acte, le syndicat a déclaré : "le fait de choisir de se suicider sur son lieu de travail, pendant ses heures de service, en présence de ses collègues ne peut être considéré comme anodin".

"C'est avec une grande tristesse que La Poste a appris ce jour, en fin de matinée, le décès d'une collaboratrice du Centre financier de Paris", a dit la direction du groupe à l'AFP, précisant. "Les circonstances de ce décès font actuellement l'objet d'une enquête de police", a-t-elle précisé.

Selon la direction, "une cellule psychologique a été mise en place pour soutenir l'entourage professionnel" et un Comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) a été réuni.

Celui-ci a décidé d'ouvrir une enquête, a déclaré dans la soirée Alain Amblard (CGT) à l'AFP.

Il a précisé que la salariée avait été en congé longue maladie et avait repris ses fonctions il y a trois semaines, avant d'être de nouveau arrêtée une semaine plus tard, après un accident de travail. Elle était revenue travailler normalement jeudi matin, a-t-il ajouté.

Dans son communiqué, la CGT a dit qu'elle "ne cesse de dénoncer les pressions engendrées par les restructurations permanentes décidées à la Poste au nom de la rentabilité".

Le syndicat affirme que "les services financiers sont particulièrement touchés" et estime qu'il y a "urgence à revoir en profondeur la finalité, l'organisation et le contenu du travail" au sein du groupe.

La CFDT, qui a exprimé sa "stupeur", a dit attendre les résultats de l'enquête.

Le secrétaire national du PS chargé des services publics Razzy Hammadi a évoqué "une journée de deuil pour La Poste tout entière et pour le service public".

"Quelles que soient les conditions de ce drame, le Parti Socialiste rappelle son exigence (...) de voir être mis en place au plus vite un diagnostic social indépendant analysant les conditions des restructurations violentes de l'entreprise et leurs effets sur les agents", a-t-il ajouté.

La Poste, devenue le 1er mars 2010 une société anonyme à capitaux publics, emploie environ 240.000 personnes. Le dernier bilan social, rendu public en mai, faisait apparaître une dégradation des indicateurs de santé au travail pour le personnel, avec notamment une hausse des arrêts maladie.

Source: (AFP) – Il y a 5 heures

NB: Impossible de ne pas faire le rapprochement entre souffrance et situation professionnelle. Il y a toujours eu de l'injustice ou du harcèlement dans l'entreprise, mais autrefois, les syndicats, entre autres, scellaient les solidarités. Aujourd'hui, avec l'effritement de ces solidarités, la convivialité ordinaire elle-même est contaminée par des jeux malsains qui ruinent les relations de confiance et colonisent l'espace privé... Certaines victimes laissent une lettre, un journal, d'autres se suicident devant leurs collègues. Les mots ou les situations accusent toujours l'entreprise et désignent de fait les coupables. Le ton est toujours celui de la colère, de la honte, de la défaite. N'arrivant plus à gérer le conflit qui les opposait à une hiérarchie ou simplement à des collègues, elles ont perdu confiance en elles et retourné cette violence contre elles. Soulignons que ces personnes étaient souvent zélées, brillantes, sociables et qu'elles avaient beaucoup investi dans l'entreprise et pour ces raisons n'ont pas supporté d'être injustement déconsidérées, rétrogradées... Le fait que l'entreprise ne réagisse pas pourrait signifier que la personne décédée ne représentait rien, que même un suicide n'arrête pas le travail. Attention, dans ces cas, il n'est pas rare qu'un suicide soit suivi par un autre suicide...

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Réflexion sur l'augmentation de capital de La Banque Postale...

15 Septembre 2011, 08:30am

Publié par FOcom Poste 06

L’Etat et la CDC, actionnaires de La Poste et propriétaires de La Banque Postale, ont décidé que le capital de celle-ci serait augmenté de 860 millions d’euros. Deux motifs principaux sont avancés : d’abord le renforcement des fonds propres, conformément à la réglementation dite Bâle II et Bâle III ; ensuite permettre à la banque de développer son activité commerciale. Ces deux motifs, l’un technique, l’autre de nature stratégique, sont en réalité liés. Le tout est de savoir jusqu’à quel point…

La question des ratios prudentiels paraît simple : pour prêter, investir, des garanties sont nécessaires. Or, La Banque Postale est d’ores et déjà en conformité avec « Bâle II », affichant un coefficient « Tier one* » de plus de 10%, ce qui la situe nettement dans la norme (Crédit Agricole : 8,90, BNP-Paribas : 9,60%, Banque Populaire - Caisse d’Epargne : 8,50 ; Société Générale : 9,30). Par ailleurs le cran de sécurité supplémentaire (« Bâle III »), ne sera exigible qu’en 2014. Il est donc possible d’abonder les fonds propres en plusieurs étapes plutôt qu’en bloc ; se montrer en quelque sorte « prudent avec le prudentiel », d’autant que tout indique que les besoins en crédit vont stagner dans les prochains mois. Certes l’augmentation de capital entraîne, par le jeu des placements, un retour sur investissement pour La Poste : La Banque Postale « reverse » 45% de son résultat à La Poste (293 millions de dividendes prévus). Dès lors subsistent deux questions : sommes-nous sûrs que le capital de La Poste ne puisse pas s’investir, dans l’immédiat, sur d’autres axes comme la modernisation accélérée du réseau postal, le maintien de l’emploi et les améliorations des conditions de travail ? Au-delà, la crise n’incite-t-elle pas à élargir le rôle « d’investisseurs avisé » de La Banque Postale, au service de l’économie française et des services publics, quitte à oublier les incursions hors frontières ?

(...) La Poste le doit à ses usagers, ses clients, son personnel. Elle le doit, plus largement, au pays. Qu’il s’agisse d’investissements dans de grands projets nationaux (pôle financier public), de soutien aux finances publiques (renationalisation de la dette), il est impératif que les forces conjointes de La Poste et de la Caisse des Dépôts et Consignations, dynamisées par l’Etat, contribuent davantage au progrès social, à la reconquête industrielle ainsi qu’à la défense de l’indépendance financière de la République, obérée par des spéculateurs-prêteurs « souverains » ou privés...

* Tier one : ce coefficient désigne le « noyau dur »des capitaux propres d’une banque.

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La Banque Postale : Lancement imminent d'une filiale 100% en ligne

14 Septembre 2011, 22:13pm

Publié par FOcom Poste 06

La Banque Postale a annoncé le prochain lancement de sa plateforme en ligne ainsi que de nouveaux produits pour fidéliser les clients et conquérir une clientèle plus jeune. - Actualité de la banque en ligne

La Banque Postale, par l’intermédiaire de son Président du directoire, Philippe Wahl a annoncé cette semaine le lancement d’une agence 100% en ligne accompagnée de nouveaux produits qui seront disponibles dans les prochains mois en plus des actuelles offres déjà disponibles dans ses agences. Avec ces nouveautés commerciales, l’établissement compte renforcer sa qualité de service pour fidéliser les clients et bien sûr pour conquérir de nouveaux clients, notamment les jeunes, la clientèle cible de tous les établissements bancaires en France.

La Banque Postale compte actuellement 300 000 clients et envisage de séduire 120 000 jeunes par an pour atteindre plus de 10 millions de clients d’ici 2015. Grâce à Internet et sa banque en ligne, l’établissement compte ainsi rendre son offre plus accessible à toutes les personnes via les différents moyens de communication qui existent. Appelée « La Banque Postale chez soi », cette plateforme en ligne de l’établissement disposera d’un système de communication multi canal. Ainsi, les usagers de la banque pourront joindre ses conseillers par chat, mail, téléphone ou visioconférence. Cette dernière est disponible de 8h à 20h en jour ouvrable et jusqu’à 17h le samedi.

L’établissement mise aussi sur la modernité pour atteindre ses objectifs. D’ici juin 2012, le réseau des DAB des 2 500 bureaux de poste sera entièrement automatisé et équipé de scanners pour permettre aux usagers d’encaisser plus rapidement les chèques. Et parmi les nouveaux produits mis en avant avec le lancement de cette plateforme en ligne, il y aura de nouvelles offres assurance, l’Assurance Dommage en plus de l’actuelle Assurance Santé proposée par la Banque Postale Assurance Santé. L’offre « Sérénia » sera prochainement lancée avec un contrat d’assurance décès et maladies graves.

Source: Actualité de banque en ligne publié le 13/09/2011

NB: Dans la plupart des banques en ligne, un client ne dispose pas de conseiller attitré,  pour la Banque Postale ce type d'innovation se fera donc obligatoirement au détriment des bureaux de poste et des forces de vente.

Différentes études faites par les associations de consommateurs révèlent que les banques en ligne procurent peu d'avantages aux consommateurs, excepté la carte bancaire et que les autres services sont facturés au même prix que dans les banques traditionnelles.

Au final, l'intérêt financier des banques en ligne ne profite qu'à elles et s'avère donc très relatif pour le client. Ce dernier devra bien réfléchir avant de tirer un trait sur les services au guichet....

De plus, les banques traditionnelles dont la Banque Postale offrent toutes un accès Internet à leurs clients permettant aussi d’effectuer à distance la quasi-totalité des opérations de gestion de leurs comptes.

A quoi joue la Banque Postale?!

 

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FORCES DE VENTE : des métiers à revaloriser

13 Septembre 2011, 18:41pm

Publié par FOcom Poste 06

Alors que La Banque Postale fait d’énormes profits, la rémunération variable des conseillers bancaires s’étiole d’année en année ! Au travers des suppressions de bureaux de poste, c’est le nombre de DET et d’adjoints qui diminue, limitant d’autant les perspectives d’évoluer vers d’autres fonctions.

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FO REVENDIQUE ET PROPOSE :

·         une rémunération motivante et pérenne ;

·         une forte revalorisation de la prime de fonction bancaire ;

·         le paiement d’indemnités kilométriques et des taux repas pour les conseillers multi-sites ;

·         un repyramidage des fonctions, les Gesclis en III.1, les Cofis en III.2, les Coclis en III.3 et les CSI et CSP en groupe A;

·         un management respectueux des individus et sans pression ;

·         le paiement ou la compensation des dépassements horaires.

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INFO: La Banque postale se lance dans le crédit aux entreprises

9 Septembre 2011, 22:44pm

Publié par FOcom Poste 06

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La Banque postale, qui va recevoir vendredi 860 millions d'euros de sa maison-mère La Poste dans le cadre d'une augmentation de capital, a indiqué jeudi avoir été autorisée à se lancer dans des activités de crédit aux entreprises.

La Banque postale, qui va recevoir vendredi 860 millions d'euros de sa maison-mère La Poste dans le cadre d'une augmentation de capital, a été autorisée à se lancer dans des activités de crédit aux entreprises. (Reuters/Charles Platiau)

La banque, filiale de services financiers du groupe public postal, a fait savoir qu'elle allait pour ce faire créer une nouvelle filiale La Banque postale Crédit Entreprises pour financer les très petites entreprises (TPE), les PME, les associations ou encore les bailleurs sociaux.

"C'est la fin de notre longue marche pour disposer de la totalité des produits de la banque de détail", a souligné Philippe Wahl, le président du directoire de la Banque postale lors d'une conférence de presse de présentation des résultats semestriels du groupe.

"La première opération de financement aura lieu en automne", a-t-il ajouté, soulignant que la banque avait reçu le feu vert de l'Autorité de contrôle prudentiel le 5 septembre.

A cette occasion, la Banque postale, qui participera au deuxième plan d'aide à la Grèce, a passé dans ses comptes du premier semestre une provision de 158 millions d'euros sur ses titres de dette souveraine grecque.

Son exposition à la dette souveraine grecque est du coup ramenée à 626 millions d'euros.

Interrogé sur les obligations émises par Dexia, Philippe Wahl a indiqué que la Banque postale avait souscrit sur le premier semestre pour 3,2 milliards d'euros de 'covered bonds' (obligations sécurisées) émis par la banque franco-belge.

Prié de dire si la banque envisageait un rapprochement plus large avec Dexia, il a expliqué que la Banque postale n'avait pas de projet de se développer dans le financement des collectivités locales.

"Vous n'avez pas vu à ce stade, dans les actions prioritaires immédiates, de volonté de se développer, aujourd'hui en tout cas, sur les collectivités locales", a insisté Philippe Wahl. "Laissons la spéculation aux spéculateurs."

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Forces de vente accord signe ! Ce fut laborieux, mais la ténacité a payé.

7 Septembre 2011, 08:26am

Publié par FOcom Poste 06

* Retour en arrière

Tout a commencé il y a trois ans. Les conseillers bancaires subissent de plein fouet, réorganisations, baisse de leur commissionnement, management infantilisant et sanctions toujours plus sévères.

FO demande des audiences et tente de faire entendre les appels des conseillers bancaires, mais rien ne se passe, hormis quelques rappels à l’ordre à des managers trop virulents. Sur le fond, pas de changement et le temps passe...

FO organise des réunions aux quatre coins de France pour fédérer les énergies. Le malaise est profond! FO dépose son premier préavis de grève, en novembre 2009.

Résultat, 11 % de grévistes (chiffre de la direction…) en vérité, plutôt 15 %. Nous étions seuls, l’union sacrée n’a pas fonctionné, seule la CFTC avait suivi.

Arrive « l’Enquête pour agir ». On enquête… Mais on n’agit pas !

Vient le tour de la célèbre valse: « ce n’est pas moi, c’est l’autre!» Enseigne et Banque Postale se renvoyant la balle!

* Et le temps passe…

FO prévient le directeur de l’Enseigne, demande qu’il y ait un seul donneur d’ordre et l’avertit : la colère gronde, ça ne peut pas durer !

À la rentrée, FO dépose un préavis pour le 5 octobre, appelant les autres syndicats à se joindre au mouvement. Comme la première fois, seule la CFTC est avec nous. Pour les autres, c’est plus compliqué… La CGC finit par nous rejoindre, puis SUD, puis la CGT… Et enfin la CFDT…

Ce mouvement donne 46 % de grévistes, chiffre de La Poste. En réalité, bien plus de 50 %. Ce chiffre résonne comme un coup de tonnerre dans les oreilles de LBP !

Enfin les négociations vont s’ouvrir, mais ça traîne… La fin de l’année approche. À FO, nous savons que faire grève coûte cher donc il faut attendre le moment opportun.

* Enfin, début mars, les négos s’ouvrent !

C’est à ce moment qu’il faut peser sur les négos. C’est pourquoi FO et CFTC appellent une nouvelle fois à la grève le 10 mai. Là encore, d’autres OS trouvent mille excuses pour ne pas rejoindre le mouvement. Comprenne qui pourra!

Plus de 13 % de grévistes, chiffre de La Poste. Force Ouvrière n’est pas et ne sera jamais un syndicat politique mais restera un syndicat pragmatique qui n’a qu’un seul but : faire aboutir les revendications des postiers.

Depuis plus de trois ans, FO organise des réunions d’infos dans les régions, conseille les CB, et les défend (appréciation, notation, discipline, etc.) souvent avec succès, de l’avis même des conseillers bancaires.

QU’APPORTE CONCRÈTEMENT CET ACCORD ?

1. Promotions

- 800 COFI III.1 soit 20 % seront promus en III.2

- 20 % des Gescli vont passer COFI III.1, soit 300 collègues promus (avec la prime de 1000 euros à la prise de fonction).

- 50 % des COFI recrutés en interne. Avant, c’était seulement 35 %, soit + de 100 promos de Gescli ou de Guichetiers.

2. Augmentations

* +7 % de revalorisation de la prime commerciale bancaire, avec effet rétroactif au 1er janvier 2011 (versement de 100 euros pour chaque COFI, 170 euros pour les COCLI, 240 euros pour les conseillers spécialisés, courant octobre ou novembre).

Dorénavant, la prime s’élève à 1500 euros pour un COFI, 2570 euros pour un COCLI et 3640 euros pour un conseiller spécialisé.

* +2,5 % d’augmentation du salaire d’embauche.

3. Formation (extrait de l’accord)

- une formation qualifiante pour les guichetiers avec RAP de GESCLI SF

- une période de professionnalisation pour les guichetiers qui souhaitent accéder directement à la fonction de COFI

- une formation qualifiante suivie d’une RAP permettant d’évoluer du métier de GESCLI SF au métier de COFI.

Dernière minute: FO arrache une prime de 1000 euros qui sera versée aux GESCLI lauréats de cette promo COFI

- une formation qualifiante suivie d’une RAP permettant d’évoluer du métier de

COFI au métier de COCLI

- une formation à la prise de fonction pour passer de COCLI à CSP III.2

- la création d’une formation diplômante Bac +3 pour permettre à des COFI à potentiel de devenir directement CSP III.2

4. Management

Clarification du rôle de chacun des acteurs dans la chaîne hiérarchique. Chacun ne devra plus rendre compte qu’à un seul hiérarchique.

5. Sorties du métier (extrait de l’accord)

Création d’une indemnité afin d’éviter que la mobilité soit synonyme de perte d’argent.

- Indemnité calculée à partir de la moyenne de la RVB versée au conseiller bancaire concerné durant les deux années précédant celle au cours de laquelle s’effectue la mobilité.

- C’est une indemnité différentielle: elle est amputée du montant de rémunération variable (quelle qu’en soit la nature) attribué à l’agent dans sa nouvelle fonction et /ou au titre de son ancienne activité de conseiller bancaire pour la partie de l’année où il a continué à exercer comme conseiller bancaire,

- Indemnité dégressive dont le versement est limité dans le temps à 24 mois.

NB: Cette nouvelle indemnité permet d’atteindre 100 % de la RVB moyenne sur les 12 premiers mois et 50 % les 12  mois suivants.

6. Temps partiels

Respect de l’accord Égalité signé par FO au printemps 2011, enfin! Obligation pour les managers d’objectiver au prorata du temps partiel.

7. Tâches administratives

Création d’un observatoire, avec participation des syndicats signataires dans un but de clarification et de simplification des tâches administratives. Le but étant de supprimer tous les reportings inutiles.

8. Remplacements

Mise en place de conseillers remplaçants pour les absences longues.

9. Commission de suivi

Première commission 3 mois après l’entrée en vigueur de cet accord, soit décembre 2011. Puis deux fois par an ensuite. Le directeur général GARANTIT que les DELP auront l’obligation de respecter les termes de l’accord et d’en assurer la mise en œuvre, notamment pour les conseillers remplaçants, le management et les temps partiels. Il rajoute que les DELP récalcitrants «rentreront dans les clous».

N’HÉSITEZ PAS À NOUS INFORMER EN CAS DE NON-RESPECT DE CET ACCORD !

Voilà les raisons pour lesquelles FO a signé cet accord. C’est le premier accord concernant la ligne conseil bancaire. Il va permettre aux conseillers bancaires de faire respecter leurs droits et de pouvoir faire évoluer leur carrière.

Nous avons respecté l’avis des conseillers bancaires qui ont répondu massivement «oui» à la signature de cet accord lors de notre sondage.

FO s’engage à faire respecter cet accord qui constitue un premier pas afin que les personnels de la ligne bancaire soient considérés comme ils le méritent.

Pour FO, quand il y a du grain à moudre, on signe. Mais quand il n’y en a pas, on ne signe pas!

Le texte complet de l’accord est sur le site FO COM www.fo-com.com

 

LE 18 OCTOBRE VOTEZ FO

SALAIRE, EMPLOI, RESPECT

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