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FOcom Poste 06

enseigne

Ma poste en pleine privatisation

18 Août 2009, 18:24pm

Publié par FOcom Poste 06

Par ELISABETH PÉLEGRIN-GENEL architecte, psychologue sur les espaces de travail. (Source : Libération.fr)


Ma poste, c’était toujours une ambiance affairée, un peu tendue, du papier, des tampons, des cahiers pour émarger, des classeurs aux bords fatigués pour ranger les timbres, des lettres dans des casiers, des cartons, des colis qui débordaient des armoires et s’empilaient même sur le dessus. Des gens qui vaquaient au fond, doublement protégés par le rang de guichets et la grosse vitre anti-effraction, antiballes, anticontacts, un hygiaphone ça s’appelle. Bref, ça respirait le travail.

On a assisté à des évolutions au fil des années, en douceur, de façon quasiment imperceptible. Il y a d’abord eu les guichets polyvalents devant lesquels on s’agglutinait, en calculant le nombre de personnes devant soi et en se retrouvant toujours dans la mauvaise file, coincé par un monsieur ou une dame «qui avait des problèmes». Puis la file unique. Une merveille. On pouvait surveiller le travail des agents du front office et faire une discrète pression, tendre l’oreille à la moindre altercation. En cas de conflit, chacun devenait un acteur jouant un rôle convenu : le client râleur qui menace de faire un scandale, la dame fermement arrimée à son règlement, l’intervention du chef ou de la chef derrière la vitre anti-… pour ramener le calme et l’ordre du service public au milieu des commentaires des clients spectateurs.

On s’est habitué aux automates. L’injonction était simple : faites vous-même le travail, cela ira plus vite et vous évitera tout contact désagréable. On a docilement appris à s’en servir. Et si malgré tout il y avait de l’attente, on ne pouvait s’en prendre qu’à nous-mêmes, surtout pas au fonctionnement de la Poste.

Un jour, ma poste ferme pour travaux. Quel coup ! Puis elle rouvre et là, c’est le choc ! Elle a complètement changé. Il n’y a plus de guichet ! Plus de front office et de back office, mais un bel espace blanc. Le bureau de poste n’a plus rien à cacher. On ne voit plus de lettres, de colis ou de paquets qui débordent des armoires, est-ce qu’ils les ont toujours ? On s’inquiète un peu. Voilà une façon élégante de tordre le cou à la mauvaise réputation des fonctionnaires planqués derrière leur bureau. Fini les stéréotypes, en route vers un nouveau service public ?

Mais où sont passés les employés ? Pas derrière les guichets, puisqu’il n’y en a plus. Ils sont remplacés par des comptoirs qui se fondent dans le décor. On ne les voit pas. On les compte, on recommence, trois seulement plus celui de l’accueil. «Avant il y en avait cinq, mais jamais simultanément en fonctionnement, donc il y en a le même nombre», dit le monsieur de l’accueil. Bon d’accord. Pourtant est-ce bien sûr ? On tente de se rappeler, on ne se souvient plus. Leur disposition est bizarre. On comprend qu’il ne fallait surtout pas reconstituer l’idée d’une file de guichets, mais tout de même. Il faut les chercher. Ils sont quasiment invisibles.

La nouveauté, c’est cette banque d’accueil bizarrement située. S’il est logique qu’elle se trouve vers l’entrée du bureau, on s’étonne tout de même qu’elle trône au milieu des présentoirs et dans l’axe du guichet principal. Elle gêne quelque part.

Mais enfin, c’est un accueil avec un monsieur qu’on identifie difficilement parce qu’il ne se tient pas forcément derrière son comptoir. Il faut dire que ce dernier est particulièrement inconfortable. La foule l’entoure, le cerne, on voit ses affaires sur la table. On pourrait les prendre si on voulait. Il n’empêche, on se sent accueilli : on vous parle, on vous sourit, on vous demande : «Vous venez pour quoi ?» Une sorte de bienvenue à bord, avec un agent d’accueil-steward qui veille sur votre sécurité et votre confort. Aller à la poste, c’est partir en voyage. On embarque. C’est peut-être cela la vraie révolution, les agents vous parlent et vous sourient avant que vous n’arriviez face à eux. Ils n’ont plus l’air de travailler, ils s’intéressent à vous : «Déposer de l’argent, c’est ici», «Un colis ? C’est là.» Les automates sont discrètement relégués dans un coin. On note aussi l’absence de démarcation franche entre le guichet et le public, entre les présentoirs d’objets divers à vendre et les services de la Poste. Une ambiance enjouée, lumineuse. Ça ressemble à un magasin, on se balade librement, on fait ses emplettes et accessoirement, on expédie un pli. Qui dit magasin dit clients. Au passage, les usagers ont disparu. Par contre, tout le monde bouge, les agents comme le public. Et puis, il y a la télévision. Elle diffuse des images sur la planète et l’épuisement de ses ressources. Malgré cela, l’atmosphère reste légère. Le monsieur de l’accueil prête son tabouret à roulettes à une dame âgée. On ne serait pas étonné s’il lui servait un rafraîchissement.

Mais qu’est-ce qu’on vend ? En y regardant de plus près, on se croirait dans une papeterie : enveloppes, crayons, cartes postales, mais aussi des livres. On remarque l’autopromotion permanente des produits postaux, de l’image de la Poste, alors que les services se font discrets. Tout est en libre-service. On pense aux confiseries disposées près des caisses dans les supermarchés, aux sollicitations permanentes de la grande distribution, aux théories sur l’achat impulsif pendant qu’on fait la queue. Et d’ailleurs, où est-elle ? On l’a supprimée, elle aussi : pas de dispositif pour marquer une file, pas de panneau à l’américaine nous demandant de respecter la zone de confidentialité. Comment la Poste a-t-elle décidé de gérer les flux ? En faisant comme s’il n’y en avait pas. Le problème, c’est qu’une file se forme dans le désordre : comme dans les parcs de loisirs ou les centres commerciaux, elle serpente entre les rayonnages. Cela crée une certaine confusion…

Un mot sur les comptoirs. Du beau travail. On est debout, la postière est assise, mais nos regards sont presqu’à la même hauteur. Un meuble élégant, design, pas trop étroit pour ne pas induire une relation trop proche, pas trop large pour éviter une distance glaçante dans la «relation client». Une tablette pour poser son sac à mi-hauteur, qui maintient, mine de rien, le face-à-face à distance raisonnable. Le client voit tout ce qui est sur la table, sauf l’écran, la postière n’a plus aucune intimité. Par contre, pourquoi avoir placé les deux autres comptoirs sur la gauche, en angle droit ? Les deux personnes qui les occupent travaillent collées l’une à l’autre.

La Poste obéit à une logique purement marchande. Nous distraire et nous faire acheter sans y penser. Augmenter le chiffre d’affaires. La privatisation de la Poste a déjà eu lieu. Et que nous dit ce partage de l’espace entre «anciens usagers» et agents ? Nous sommes souriants et attentionnés au milieu de vous, gentils clients, nous ne sommes plus des fonctionnaires horribles, et vous n’êtes plus des usagers difficiles.

 

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La promenade, ça suffit !

28 Juillet 2009, 18:35pm

Publié par FOcom Poste 06

FO exige des actes !

Une nouvelle fois, Force Ouvrière a rencontré l’Enseigne sur les problèmes de commissionnement et de management des vendeurs.

De bilatérales en bilatérales, de belles paroles en belles paroles, nos interlocuteurs gagnent du temps et organisent le défilé des syndicats mais les réponses... ça reste encore pour demain.

Pour FO, la mesure qualité du dialogue social ne saurait se résumer à un nombre, même élevé, de rencontres.

Fort de vos commentaires et réponses à ses questionnaires, la délégation FO a pu argumenter au mieux, voici le résumé des échanges qui ont eu lieu le 9 juillet 2009.

 

Une mise en perspective de l’action entreprise

Devant notre impatience, l’Enseigne a tenu à valoriser les précédents débats. La prise de conscience du mal être des vendeurs serait donc aujourd’hui réelle au sein de l’état-major, d’où l’étude sur le niveau de commissionnement 2009 par rapport à 2008 et la prochaine enquête auprès des conseillers bancaires.

Globalement, on pourrait en conclure que DTELP et DV seraient davantage dans le déni des difficultés actuelles. Sans doute les yeux un peu trop fixés sur les tableaux de bord, et les oreilles plus attentives à l’énoncé des résultats commerciaux qu’aux problèmes de conditions de travail. Mais DTELP et DV sont «managés » par qui ?

En réalité tout cela, c’est la conséquence d’une stratégie managériale nationale des plus libérales, plus rien n’est cadré, plus rien n’est borné et donc, tout est possible, souvent le pire et plus rarement le meilleur.

Cette absence de règle bénéficie aux moins scrupuleux et pénalise les autres, c’est la culture du résultat immédiat, de l’intérêt individuel sur l’intérêt collectif.

La rémunération variable bancaire_
Lors des précédentes audiences, Force Ouvrière avait obtenu la promesse de la présentation d’une analyse comparée concernant le commissionnement du 1er trimestre 2009 par rapport à la même période 2008. La Poste a tenu cet engagement.

En 2008, le statut public de La Poste a permis à La Banque Postale d’être l’établissement bancaire refuge dans la tourmente financière et boursière, ainsi 2008 a été l’année de tous les records en matière de collecte.

En 2009, la situation n’est plus la même, la banalisation du Livret A, la baisse des taux d’épargne (révisables tous les trimestres), les clôtures « sauvages » des LEP/L J aboutissent à un résultat global négatif malgré les bonnes performances en matière de crédits, d’épargne logement, d’assurance, d’emprunt EDF…

Quel impact sur le commissionnement?

Force Ouvrière a procédé à un comparatif sur les 1ers trimestres 2007/2008/2009, nos calculs se basent sur la foi des questionnaires renseignés par nos Collègues du terrain et concernent l’ensemble des acteurs de la chaîne commerciale bancaire avec une proportion très majoritaire de conseillers financiers :

2007 = 1490 euros 2008 = 1449 euros 2009 = 752 euros (près de 50%de baisse)

Dans la présentation des résultats bancaires du 1er trimestre 2009, il ne suffit pas que La Poste admette limiter la « casse » grâce au professionnalisme de ses vendeurs et à leur travail de conseil redoublé (LBP améliore ses parts de marché sur plusieurs créneaux).

Ainsi, dans ce contexte difficile, ce n’est qu’un juste retour des choses que de revendiquer des mesures correctrices. La reconnaissance du travail fourni ne peut s’accompagner d’une baisse du commissionnement, Force Ouvrière ne l’acceptera pas.

Un mauvais coup du sort sous forme de bug informatique est venu contrarier le versement du commissionnement du 1er trimestre 2009 pour les COFIS salariés. La Poste nous assure avoir réagi immédiatement sous forme d’avance et ce, dès le 30 juin 2009 avec régularisation sur

le salaire de juillet.

Autres problèmes sur lesquels La Poste nous assure veiller aux régularisations nécessaires :

- Les clôtures d’office non justifiées des LEP.

- La non prise en compte de la montée en gamme des offres groupées.

À notre question sur un plafonnement prévu pour le commissionnement du second trimestre, nos interlocuteurs nous ont assuré ignorer cette éventualité (attention aux originalités territoriales !).

Enfin, les disparités entre vendeurs sont très importantes, l’étude faite par FO comme par La Poste est globale, les situations individuelles doivent en premier lieu faire l’objet d’une intervention au niveau local.

L’étude Poste donne les résultats suivants :

- Pour les «cofis»; le commissionnement versé est en lien avec les prévisions postales et se traduit par une baisse liée aux retards sur les offres groupées (15 %), la prévoyance (23 %) et la retraite (52 %).

- Pour les coclis; les résultats en collecte «Moyen Long Terme» sont supérieurs aux prévisions, d’où des sommes versées sensiblement comparables.

Pour les CSP, les résultats sont supérieurs aux attendus, d’où une bonification des sommes versées.

- Pour les Gesclis ; il n’y a pas de détérioration du commissionnement.

- L’enveloppe bureau (guichetiers/Gesclis/encadrants) mise à disposition des DET est supérieure au prévisionnel.

Pour l’instant, La Poste ne veut pas tirer de conclusions sur l’année 2009 à partir des résultats d’un seul trimestre, elle ajoute que compte tenu des circonstances particulières pour 2008 (éclatement de la crise financière) et 2009 (banalisation et baisse du taux du Livret A) toute comparaison s’avère difficile.

Les autres éléments de rémunération (hors traitement et salaire)

_ La prime qualité

Pour Force Ouvrière, il ne suffit pas que nos interlocuteurs fassent le constat des dérives locales, ils doivent y remettre bon ordre en s’assurant du respect des règles d’attribution et au besoin en ordonnant les versements complémentaires nécessaires.

Le discours doit s’accompagner des remises en ordre qu’il implique.

Le respect des règles doit être la règle, halte aux grilles locales d’attribution de la prime qualité.

_ La prime bancaire

Sa réévaluation est nécessaire compte tenu notamment de l’expertise supplémentaire dont devrait faire preuve les conseillers bancaires avec la mise en place des prêts à la consommation et de l’IARD (même si l’on craint que les ventes ne se fassent par des télé conseillers !).

Force Ouvrière revendique son extension aux Gesclis.

Les conditions d’exercice des fonctions bancaires

«Comment assurer le développement de la ligne bancaire avec des troupes qui ont des états d’âme?»

_ La qualité du management :

Comme déjà dit en introduction, elle est le reflet d’une politique globale de « laisser faire» ou chacun à son niveau, est à la merci de sa hiérarchie directe d’où un malaise global mais plus particulièrement perceptible dans les forces de vente.

Notre insistance devrait permettre de passer d’un management d’injonction à un management situationnel. L’exemple le plus symbolique concerne l’application sans pertinence d’un brief/débrief quotidien. « Le brief n’a pas à être effectué de manière systématique, il doit être adapté ».

_ L’absence de négociation des objectifs :

Pour Force Ouvrière, les attendus ne tiennent compte que de la fonction et non de l’expérience. La négociation n’est possible qu’à la hausse !

_ L’organisation du temps de travail :

Force Ouvrière dénonce les affirmations gratuites, les coups de bluff consistant à faire croire à nos Collègues vendeurs qu’ils n’auraient pas d’horaires. La loi du 20 août ne saurait servir de prétexte.

Il n’existe pas de convention de forfait annuel.

Force Ouvrière revendique le travail en 5 jours

Le temps partiel, même de droit est jugé comme incompatible avec l’exercice de la fonction. La simple demande s’accompagne trop souvent d’intimidation à travers la menace d’un déplacement, le maintien d’objectifs 100 %, une entrave à la promotion, une dégradation de l’appréciation…

_ La multiplication des tâches administratives :

Le SAV n’est jamais ou rarement intégré dans la charge de travail. Qu’en sera-t-il avec l’arrivée des prêts conso et de l’IARD? La quantité exigée par les DET et DV percute la qualité voulue par LBP, CNP…

Que faut-il privilégier ? Le conseil ou la vente ?

_ Les conditions matérielles :

L’absence d’une politique d’indemnisation cohérente des déplacements.

Des portefeuilles au potentiel insuffisant.

Des formations de type E-Learning trop souvent faites en plus du temps de travail.

Une reprise d’activité difficile après de longues absences non remplacées (maternité, CLM…)

_ L’évolution des carrières :

La promotion ne s’accompagne pas toujours d’un gain en termes de rémunération.

Pourquoi la promotion doit-elle s’accompagner d’une mobilité géographique (ce qui déstabilise la clientèle)

Force Ouvrière revendique un déboucher sur le Cocli en III.3.

L’enquête

Le Directeur Général de l’Enseigne aurait pris la mesure du malaise, nos nombreuses interventions finiraient donc par provoquer une réaction.

De quoi s’agit-il ? D’établir un état des lieux concernant le vécu des conseillers bancaires dans l’exercice de leurs missions, via un questionnaire à l’ensemble des acteurs et ce, dès la rentrée et bien sûr sous anonymat.

Le questionnement portera sur les conditions d’exercice des missions, l’environnement professionnel, la valorisation (rémunération, promotion…)

Nos interlocuteurs nous affirment vouloir trouver des solutions.

En fait, il s’agit d’un copier-coller du travail déjà fait par FO et remis en audience le 17 mars, que de temps de perdu…

Force Ouvrière s’attachera à obtenir satisfaction sur :

_ La rémunération globale (commissionnement, prime bancaire, prime qualité).

_ Un réel management motivant et non d’asservissement.

_ Des conditions matérielles améliorées (déplacements, relations CF/CNP…, horaires, SAV);

_ Une évolution de la filière avec création du Cocli III.3.

 

La mobilisation syndicale des vendeurs est un gage de réussite, rejoignez FO.

Dès la rentrée, il faudra savoir se mobiliser et parler fort, à bon entendeur…

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Modulation temps de travail : "Pour qui sonne le Glas ?"

28 Juin 2009, 17:41pm

Publié par FOcom Poste 06

Le 28 mai 2009 Force Ouvrière avait mis en demeure la direction de l'enseigne quant au respect :

-des procédures en matière de dénonciation d'accord.
- application de l'accord concernant le  dialogue social du 21 juin 2004.

A ce jour nous n'avons aucune réponse de la Direction, force et de constater l'absence d'application du dialogue social à l'enseigne!!!
La voie juridique semble donc se profiler à l'horizon.

Cette nouvelle Organisation du Temps de Travail (OTT) va permettre à la Poste d'instaurer une plus grande flexibilité et bénéficier d'allègements de charges supplémentaires.

Pour le seul département des Alpes-Maritimes par le biais des aménagements des régimes de travail l'enseigne compte reprendre plus ou moins 60 emplois!!!
La Direction ose qualifier ce projet d' "amélioration des Conditions de travail"


FO COM Poste 06 NE SERA PAS LE FOSSOYEUR DES CONDITIONS DE TRAVAIL DES AGENTS!!!

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A La Poste, les « cofi » en ont ras la casquette

24 Juin 2009, 18:28pm

Publié par FOcom Poste 06


 

Social. Les commerciaux de la Banque postale étaient en grève le 04 juin dans le Var afin de dénoncer des conditions de travail qui se détériorent un peu plus tous les jours
(Article de La Marseillaise).
 

 

Sur la place de la Liberté. Ils sont une petite centaine de personnes à s’être donné rendez-vous. Quelques drapeaux donnent le ton : un s’agit d’un rassemblement mené dans le cadre d’une journée d’action à la Poste. Pour une fois, ce ne sont pas les facteurs qui se mobilisent, mais bien les commerciaux de ce que l’on appelle maintenant la Banque postale. A l’appel de la CGT, de la CFDT et de FO, ils sont en grève pour exprimer leur ras-le-bol. Ils sont gestionnaires de patrimoines, conseillers financiers (Cofi), conseillers clientèle, ou alors, en bas de l’échelle, gestionnaires de clientèle. « Le malaise arrive à son paroxysme. Comme tous les agents de la boîte, nous sommes pressés comme des citrons par notre direction. Maintenant, ça suffit ! », dénonce une conseillère. Justement, les grévistes comptent apporter des citrons à leur direction qui se verra décerner, non sans humour, un « citron d’or » symbolisé par l’agrume en pot… Que se passe-t-il à la Banque postale ? « Aujourd’hui, les 163 salariés des forces de vente sont en grève parce que les conditions de travail se détériorent chaque jour un peu plus. Le mal-être n’est pas récent, mais l’annonce par la direction de baisser les commissionnements des conseillers financiers alors que la charge de travail ne cesse d’augmenter a été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase », expliquent Monique Negrel et Joëlle Ipotesi (représentantes syndicales CGT et FO). Et les choses se sont compliquées avec la création de la Banque postale. « Il y a un problème d’effectifs qui ne cessent de baisser, même si la direction le nie. Là où un conseiller financier était aidé de trois assistants, il est maintenant tout seul », poursuit Monique Negrel. « Et ce avec une charge de travail qui augmente. Le problème c’est que La Poste ne mesure pas le travail annexe : la paperasserie, l’information ou les formations que sont obligés d’assurer les conseillers sur les nouveaux produits », ajoute Patrick Carpentier (CGT). Produits qui ne cessent de proliférer depuis la création de la Banque postale, en plus des assurances, ouvertures de comptes CCP, livrets A ou autres SICAV…


Des objectifs de vente fixés non réalisables

« La direction fixe des objectifs qui ne sont pas réalisables, sans tenir compte de la réalité du terrain. Il faudrait placer un produit par jour, mais qu’est-ce que l’on fait du suivi quotidien des portefeuilles des clients qui n’est pas considéré comme du temps de travail ? », s’interroge un adhérent de l’Amicale des vendeurs de la Poste. « Il faut savoir qu’un agent bancaire suit 300 clients alors les conseillers financiers de la Poste en ont entre 1000 et 1200 », poursuit-il. « Les salariés sont soumis à un stress qui n’arrête pas de grandir. Cela se traduit par des départs en maladie. Ca aussi, la Poste ne le prend pas en considération », dénonce Joëlle Ipotesi. « Nous n’avons aucune reconnaissance. De plus, on ne peut pas progresser parce que les avancements ont tendance à se faire à la tête du client », renchérit Patrick Carpentier. Un agent témoigne : « Je suis un ancien gestionnaire de patrimoine. Fonctionnaire, à 50 ans, on m’a redescendu au rang de conseiller financier au prétexte que je ne faisais pas ce que l’on me demandait, que je n’atteignais pas les objectifs fixés par la direction. A terme, mon poste est menacé de suppression. Mais c’est encore plus dangereux pour les salariés de droit privé : s’ils ne remplissent pas leur contrat, c’est un motif de licenciement. » Les revendications portées hier à la direction départementale concernaient ces conditions de travail, la hausse des commissionnements, l’emploi ou encore les salaires. « Mais avant tout c’est du respect que l’on demande de la part de la direction. On voudrait que l’on soit reconnus pour le travail que l’on fournit », conclut Patrick Carpentier.

La direction départementale n’a pas reçu les manifestants
Le 4 juin dans le Var, le taux de gréviste était pourtant de 70%.

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D.A.F.A :Dispositif Aménagé de Fin d 'Activité

10 Juin 2009, 13:36pm

Publié par FOcom Poste 06

Une nouvelle mesure de départ anticipé :

- A partir du 1er juillet 2009,
- Ouverture au niveau corporate pour 2009 et 2010,
- destinée aux fonctionnaires.

Cette mesure "Améliorée" par rapport à l'existant :

- Départ à 56 ou 57,
- Très courte période d'activité ( départ total dès 56 ans et 3 mois),
- Une indemnité à 60 ans selon la durée de cotisation

Pour plus de renseignements contacter votre service RH.

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Braquage du Bureau de l'Ariane le service public oui, mais à quel Prix ?!!

10 Juin 2009, 10:25am

Publié par FOcom Poste 06

Compte rendu Visite Nice-Ariane

 le 9 juin suite au braquage

 

Etaient présents :

Mme M.POULIZAC : DRH

Mr J.P CHABBERT : DET

Mr P.BUSUTIL : DRH Adjoint

Mme M.WACKER : Chargée de mission

Mr J.Y MURA : Chargé de mission

Mme J.BARUZIER : Secrétaire Départementale Adjointe FO

L’Assistante sociale (Virginia)

 

Mme Poulizac a exprimé son soutien auprès des agents de Nice l’Ariane et a affirmé que la Poste fera le nécessaire pour améliorer les conditions de travail de ses agents .Elle a poursuivi sa réunion en nous expliquant que le préfet demandait à la Poste la réouverture des 2 bureaux de l’Ariane. Une réunion est prévue le 9 juin 2009 à 16h avec le préfet.

La Poste demandera une présence policière active à la prise et fin de service des agents ainsi que soient effectuées des rondes dans la journée.

La Poste a fait appel a une psychologue pour aider les agents dans cette épreuve, elle réunira tous les agents ce vendredi 12 juin 2009 pendant 2h. Elle sera présente et à l’écoute des agents si ces derniers en éprouvaient le besoin.

Du renfort a été mis en place avec Mme Wacker et Mr Mura ainsi qu’un EAR et le système de sécurité va être revu.

 

Pour FO ces conditions de travail sont inadmissibles !!!


- Force Ouvrière réclame la présence  d’un vigile toute la journée  sachant que la délinquance atteint le double de la moyenne nationale dans les Alpes-Maritimes!!

- Force Ouvrière réclame une prime de risque de 150€ pour tous les agents en bureau ZUS !!

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Enseigne : Dénonciation des accords et usages

3 Juin 2009, 11:52am

Publié par FOcom Poste 06

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Conditions de travail des agents à l’Enseigne

3 Juin 2009, 11:43am

Publié par FOcom Poste 06

 

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Modulation du temps de travail

15 Mai 2009, 10:21am

Publié par FOcom Poste 06

modulation du temps de travail = annualisation

ce que nous avons empêché au niveau national

ne doit pas s’appliquer dans les départements !


Tout au long du dernier trimestre 2008, les patrons de l’Enseigne ont tout tenté, pour
transcrire la loi du 20 août 2008 dans le droit postal. Prétextant la crise économique et le danger d’un plan social … ils exigeaient des syndicats le droit de déréglementer, d’en finir avec « les règles contraignantes » (sic) issues de l’accord de février 1999.


Aidés par une Cfdt acharnée, ils comptaient faire
signer aux syndicats, un accord qui aurait, ainsi, remis en cause l’accord de février 1999.


Ce n’est pas une simple question juridique : si cela
avait été fait, si les patrons et la Cfdt l’avaient emporté, c’est la vie personnelle et familiale de tous qui aurait été détériorée (voir plus loin).

L’opposition de FO Com suivie par la Cftc et Sud a fait capoter l’opération et, pour éviter le ridicule d’un accord minoritaire et donc non valide, les patrons de l’Enseigne ont remisé leur projet … pas bien longtemps puisque, aujourd’hui, le relais a été passé, sur consigne du chef, aux DTELP

Pour ce qui les concerne, l’imagination n’est pas au pouvoir. Le projet qu’ils soumettent aux
Organisations syndicales départementales est un mauvais copié/collé du texte retoqué fin 2008 !

Pour FO Com, il n’est pas question d’accepter dans nos départements ce que nous avons concouru à éviter au niveau national.

FO Com ne signera aucun accord, fera, si nécessaire, valoir son droit d’opposition et, au cas où, saisira la justice !


Projet d’accord national : Les raisons d’un refus

rappels Sur la forme, l’accord sur le « dialogue social à La Poste » de juin 2004 précise qu’il existe deux sortes d’accords :

1°) ceux qui concernent tous les postiers, dans tous les métiers qui, comme l’accord cadre de février 1999 sur les 35 heures, se déclinent directement dans les établissements par un accord local ;

2°) ceux qui concernent une spécificité de l’un des quatre métiers et qui se déclinent par un accord départemental.

Mais quelle est donc la spécificité du métier de l’Enseigne que voulaient faire ressortir les patrons de cette Direction

?

Rien de moins que la volonté d’annualiser le temps de travail mais, il leur faudrait déroger à l’accord cadre de février 1999 qui impose la signature d’un accord local

– c’est à dire dans l’établissement concerné – dès lors qu’il y a une organisation du travail en cycle.

Pour cela ils ont donc proposé un accord dérogatoire : toute modification de l’organisation du travail fera l’objet d’un

« relevé de concertation locale ». Ainsi les patrons s’évitent « la contrainte » (Sic) de la dénonciation d’un accord … tout cela, bien entendu, dans le seul intérêt des agents !!!


Sur le contenu


1°) de la durée légale du temps de travail, sont « gelés » cinq
jours (35 heures) que les patrons pourront faire effectuer sans que les dépassements de DHT soient payés. Cela s’appellera «
heures additionnelles » pour les fonctionnaires et « heures complémentaires » pour les contractuels

2°) la DHT sera comprise dans une fourchette de 0 à 43 Heures. Un commentaire est-il nécessaire ?

3°) les DJT et DHT pourront être modifiées par le chef d’établissement, certes moyennant un délai de prévenance, pour faire face aux besoins du moment.

Traduction :


suppression définitive du volant de remplacement. C’est l’auto
remplacement qui est mis en place : besoin d’un jour de congé, malade … les collègues sont là !


4°) pour faire passer la pilule, 2000 promotions en II-3 pour
les années 2009 et 2010. c’est bien du « foutage de g….. ».

Alors qu’il est demandé de plus en plus de technicité, de plus en plus de conseil commercial aux guichetiers, pour FO Com le II-3 devrait être le grade de base au guichet !


Comme nous l’avons écrit plus haut, FO Com, s’appuyant sur la mobilisation des
guichetiers qui en ont marre des restructurations permanentes, de la gestion par le stress, de conditions de travail sans cesse dégradées, a été à l’initiative du front du refus.


Le projet national a donc été retoqué, mais les patrons ne veulent pas en rester là,
qui tentent de le faire passer dans les départements.


Ils trouveront FO Communication en travers de leur chemin !


AVEC FO COM NE VOUS LAISSEZ PAS FAIRE

RETRAIT SANS CONDITION DU PROJET DE MODULATION

RESPECT DE L’ACCORD DE FEVRIER 99

VOLANT DE REMPLACEMENT A 25%

II-3 GRADE DE BASE AU GUICHET

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EAR « Enseigne » : pourquoi pas en II-3 !

14 Mai 2009, 17:41pm

Publié par FOcom Poste 06

2008 a été, quoiqu’en disent certains patrons,
une pas si mauvaise année pour La Poste.


530 millions d’euros de bénéfice alors que le modèle, entre tous les modèles : la poste allemande accuse un déficit de 1,79 milliards d’euros !

Malgré les plus vives exigences des intéressés, portées par FORCE OUVRIERE, depuis sa création la fonction EAR n’est positionnée qu’au niveau II-1.

Si des collègues ont obtenu le II-2 cela n’a été qu’à titre personnel.


Depuis, le grade de base au guichet est positionné en II-2. Et toujours rien pour les EAR !

Pourtant, de par leurs missions, ils doivent faire preuve d’un grand professionnalisme pour remplacer sur toute leur zone de compétence.

Si certains frais sont remboursés, les contraintes horaires, de déplacement, sont, quant à elles, bien mal payées.


Professionnalisme

Technicité

Contraintes


Pour FORCE OUVRIERE Communication, la fonction EAR doit être positionnée en II-3.


La promotion des EAR en activité devant être automatique.

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