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FOcom Poste 06

sante au travail

Suicides : ce n'est pas le travail qui tue mais la gouvernance

18 Octobre 2012, 07:43am

Publié par FOcom Poste 06

Alors que demain débute la semaine de la qualité de vie au travail, la mise en demeure par l'Etat de l'usine Areva La Hague pour cause de taux de suicides anormalement élevé relance le débat autour de la souffrance au travail. Pointée du doigt : les heures supplémentaires. Mais les cas de suicides à La Poste et chez France Telecom ont montré que la pénibilité physique et psychique tient essentiellement à un mode de gouvernance qui détruit le sens du travail.

Aujourd'hui Areva La Hague. Hier La Poste. Avant-hier France Télécom. Les cas de suicides au travail se suivent ...et se ressemblent. Hélas. Devant l'ampleur des « maladies du travail », toutes les institutions sont secouées : entreprises, État, institutions, chercheurs et experts. Et, face aux dégâts engendrés se multiplient dans l'urgence les fausses solutions qui risquent de virer au « despotisme compassionnel », sans rien résoudre sur le fond, estime le psychologue du travail Yves Clot. Selon le titulaire de la chaire en psychologie et sociologie du travail au Cnam et auteur de « Le travail à Cœur, pour en finir avec les risques psycho-sociaux », la négation des conflits autour de la qualité du travail au sein de l'entreprise menace le collectif et empoisonne la vie des organisations. Le plaisir du « travail bien fait » est la meilleure prévention contre le « stress » : il n'y a pas de « bien-être », sans « bien faire ».

De fait, il est urgent de tordre le cou aux stéréotypes autour de la pénibilité du travail. De quoi parle-t-on ? S'agissant de la charge de travail, nombre de cas d'entreprises où les salariés jouissent d'une autonomie dans leurs fonctions et leurs façons de mener les tâches montrent que la quantité n'est pas tant en cause que la qualité de la relation au travail. Dans certaines, on ne compte pas les heures. Seule la responsabilité de chacun devant la tâche à accomplir donne du cœur à l'ouvrage. Et les salariés ne sont pas malades pour autant. Ainsi comme l'a montré le philosophe et médecin Georges Canguilhem, la santé dépend de la possibilité de porter la responsabilité de ses actes dans une approche créative, dynamique, et singulière : "Je me porte bien dans la mesure où je me sens capable de porter la responsabilité de mes actes, de porter des choses à l'existence et de créer entre les choses des rapports qui ne leur viendraient pas sans moi, mais qui ne seraient pas ce qu'ils sont sans elles." Une conception qui insiste sur le fait d'être un sujet et donc un être ctif, plutôt qu'un objet passif. Toute situation où l'on se sent inutile au travail, où on ne peut rien faire de soi est donc porteuse de souffrance pour l'individu.

A ce titre l'exemple des postiers, est révélateur. Initié en 2008, le projet « Facteur d'avenir » a consisté à développer une nouvelle organisation du travail accompagnant les anciens centres de tri par des plates-formes industrielles. Sur le papier, il s'agissait de lisser la charge de travail des facteurs au cours de la semaine en introduisant la « sécabilité » des tournées, c'est-à-dire le partage d'une tournée vacante sur les autres facteurs de l'équipe. Sans tenir compte du travail réel effectué par les facteurs, les logiciels de La Poste ont calculé les temps nécessaires pour réaliser les tournées. Cette logique comptable a justifié le non-remplacement des facteurs, intensifiant la charge de travail et la pénibilité pour ceux qui restaient. Avec cette charge de travail lissée les facteurs n'ont plus réussi à trouver des moments de récupération entre leurs tournées qui leur permettaient de tenir dans un métier déjà très fatiguant physiquement. Suite aux suicides et tentatives de certains d'entre eux, le cabinet Ergos Ergonomie mandaté pour faire un diagnostic a souligné que la souffrance des facteurs était liée au fait qu'ils n'ont plus le temps de maintenir le lien social avec les usagers. Or c'est le lien social qui donnait du sens à leur travail et leur apportait de la satisfaction. Même chose du côté des guichetiers avec des mobilités forcées, un travail debout, un suivi individualisé de leurs résultats de ventes et des « visiteurs mystères », inspecteurs qui surveillent respect des normes et procédures des agents. Ces normes de « relation client » ont eu pour effet de réduire les marges de manœuvre des agents, tout en provoquant un fort sentiment d'infantilisation. Enfin, les salariés de la Banque postale ne sont pas mieux lotis, eux qui se sont vus imposer une multiplication des dispositifs de surveillance et de contrôle managérial. Les performances individuelles faisant l'objet d'un reporting permanent, visible de tous alors que le travail administratif et social n'est plus pris en compte. Or la Banque Postale continue d'accueillir une population négligée par les autres banques, des personnes en situation d'interdit bancaires sans domicile ou sans papiers. Et pour tenir leurs objectifs, les conseillers financiers font plus souvent 45 heures que 35 heures.

C'est là où la question des heures supplémentaires entre en jeu. Dès lors qu'il s'agit, comme dans certaines entreprises, de dépasser son temps de travail habituel pour résoudre une difficulté sur laquelle le salarié a toute responsabilité et qui lui procurera la satisfaction du travail bien fait, l'horaire n'est plus un souci. A l'inverse, quand il faut mettre les bouchées doubles pour pallier à des process qui désorganisent le sens du travail, là il y a stress et perte de sens. « Un des risques majeurs, c'est le conflit d'intensité car le travail pose des problèmes de conscience : capacité de juger la qualité entre professionnels, de penser sa propre activité et celle des autres. Il y a un conflit d'évaluation et de conception de la performance », constate Yves Clot. Pour le psychologue du travail, la santé au travail n'est pas incompatible avec la performance. Au contraire. C'est la possibilité d'être efficace, de pouvoir atteindre les buts fixés, de faire un travail dans lequel on se reconnaît. C'est bien dans la performance que se joue la santé au travail : « Il n'y a pas de distinction possible entre recherche de performance et recherche de santé puisqu'il s'agit bien d'efficacité. Encore faut-il s'entendre sur l'efficacité, à savoir le professionnalisme. Plus on va vers une société de services plus on s'oriente vers des controverses sur le professionnalisme et les critères d'efficacité. Une portière de voiture sur une chaîne de montage est moins chargée en dilemme sur ce qui est juste ou pas juste. Le travail de service entraîne une conflictualité avec le réel qui va s'accentuer parce qu'il n'est pas discuté dans les organisations. Ce qui est difficile ce n'est pas ce qu'on impose aux gens. C'est ce qu'ils doivent s'imposer à eux-mêmes pour tenir bon ». Yves Clot parle à ce sujet de « qualité empêchée ».

De fait, le rapport de la commission du Grand Dialogue à La Poste présidée par Jean Kaspar et remis à Jean-Paul Bailly, le président de La Poste le mois dernier, pointe des signaux d'alerte au premier rang desquels « une pression accrue sur les effectifs et les hommes, dont le sentiment général est « qu'il faut faire plus avec moins », et « un manque d'écoute généralisé ». « Il semblerait que les dispositifs mis en place aient plus comme objectifs de convaincre de la pertinence de choix déjà arrêtés que d'écouter les avis des personnels et de débattre des solutions » pointe le rapport à la page 28. Et plus loin page 30 : « le sentiment domine d'un chemin inachevé où le pilotage demeure trop contraignant et trop descendant, et pourtant d'une concentration excessive des responsabilités sur la tête des managers de terrain ».

Ce ne sont pas seulement les savoir-faire antérieurs qui sont remis en cause par la nouvelle organisation du travail, mais également les valeurs qui étaient partagées, une certaine conception de la qualité du service rendu mais aussi de valeur partagée par l'usager. Et au-delà, une identité professionnelle qui fait sens. Avec la gestion des risques psycho-sociaux s'installe un drôle de consensus autour de l'idée que les travailleurs n'auraient plus les ressources nécessaires pour faire face aux exigences de l'organisation. « J'ai proposé de retourner le problème, répond l'auteur du «Travail à Cœur ». Et si on se mettait à considérer que ce sont les organisations qui n'ont plus les ressources pour répondre à l'exigence des salariés de faire un travail de qualité ? Alors, ce ne sont plus les travailleurs qui sont trop « petits », fragiles et à « soigner ».

Conclusion : c'est le travail et l'organisation qu'il faut soigner. Les standards de Bien-être qui se mettent en place dans certaines entreprises - collecte d'indices, formation de « signalants », cellules de veille sanitaire, peut virer au « despotisme compassionnel », estime Clot, si on ne s'attaque pas aux problèmes ordinaires du travail réel. « Après la cellule d'écoute psychologique et la victimologie ira-t-on jusqu'à l'obligation de soins ? Ira-t-on jusqu'à demander, comme dans certaines entreprises japonaises, au salarié nouvellement embauché de s'engager par écrit à ne pas se suicider ? On l'imagine mal en France. Mais l'hygiénisme qui cherche actuellement à « pasteuriser » le travail plutôt que de le transformer a de beaux jours devant lui, à moins de faire le pari inverse : celui qui va chercher la santé où elle est, dans les ressources insoupçonnées chez ceux qui travaillent. Les salariés ont davantage besoin de se reconnaître dans ce qu'ils font, plutôt que d'obtenir une reconnaissance faussée de leur plainte, cette plainte leur permet juste de supporter l'insupportable. Mieux vaut prendre le parti du travail de qualité, du travail bien fait plutôt que de chercher à ouvrir des « couloirs humanitaires » dans des organisations qui le maltraite ».

Alors que s'ouvre demain matin la semaine de la qualité de vie au travail, reste à méditer ce que nous souffle Clot : L'enjeu ce n'est pas la qualité de la vie au travail, mais la qualité du travail tout court. En se mobilisant autour d'une idée neuve du métier, avec tous les autres acteurs concernés - dirigeants d'entreprises, syndicalistes et spécialistes -, ceux qui, au travail, sont en première ligne, peuvent eux-mêmes « retourner » la situation. Pour en finir, enfin, avec les « risques psychosociaux », pour que le suicide ne soit pas « une solution envisageable », pour que cesse l'épidémie de troubles musculo-squelettiques et l'explosion des pathologies professionnelles... Et pour que, comme le préconise le Docteur Canguilhem, les salariés ne soient pas objets dans un milieu de contraintes mais sujets dans un milieu d'organisation.

Sophie Péters

Source : http://www.latribune.fr/blogs/mieux-dans-mon-job/  Publié le  17/10/2012

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INFO RH : Congés, Bonifications, Repos Exceptionnels (rappel)

10 Octobre 2012, 08:24am

Publié par FOcom Poste 06

Vos vacances d’été sont à peine terminées et certains sont encore à travailler, sans avoir pris de congés, que l’on vous demande de poser un maximum de jours d’ici le 31 décembre, en visant le ZERO REPORT de CA en fin d’année.

Pour votre hiérarchie, il faut un minimum de stock de congés en fin d’année ; en gestion, les droits à congés non consommés sont comptabilisés comme une charge. Autrement dit, vous contribuez à l’augmentation de la dette sociale si vous n’acceptez pas de prendre vos congés en Novembre ou dans une période non choisie…

Il est évident que prendre ses congés en été avec son conjoint et ses enfants et choisir sa période est bénéfique pour tout le monde.

Les tours de congés doivent être établis en ETC et en concertation avec tous les agents pour faciliter l’organisation et les remplacements éventuels.

On ne doit pas vous imposer vos congés !

Prenez en main la gestion de vos congés !

FO COM vous rappelle que le BO du 10.03.1986 DOC 115 qui fixe les conditions de report des CA d’une année sur l’autre et également les différents tours de congés est toujours en vigueur !!

Concernant les congés annuels

Les droits à congé se calculent par année civile du 1er janvier au 31 décembre de l’année. Pour un agent à temps plein en activité du 1er au 31 décembre, il peut prétendre à :

-pour une entité fonctionnant sur 5 jours/hebdo : 5jrs X 5 → 25 CA

-pour une entité fonctionnant sur 6 jours/hebdo : 6jrs X 5 → 30 CA

Concernant les bonifications (BONI)

Un agent en activité entre le 1er janvier et le 31 décembre de l’année bénéficie de droits à Boni calculés selon le nombre de congés annuels pris en dehors de la période du 1er mai au 30 septembre :

-de 0 à 4 jrs ouvrés de CA : 0 BONI

-5,6 et 7 jrs ouvrés de CA pris hors période : 1 BONI

-8 jrs ouvrés et plus pris hors période : 2 BONI

Au 31 décembre de l’année N, le report exceptionnel de CA/BONI sur l’année N+1 ne peut dépasser 2 fois la durée de ses obligations hebdomadaires.

EX: Un agent sur une durée hebdomadaire de travail de 6 jours ouvrés et en activité entre le 1er janvier et le 31 décembre de l’année ne peut pas être autorisé à reporter l’année suivante plus de 12 CA/BONI qu’il devra avoir épuisés avant le 30 avril inclus.

Attention : en cas de non respect de cette règle, il sera procédé à l’écrêtement des congés au 31 Décembre de l’année en cours.

Concernant les Repos Exceptionnels (RE)

Les repos exceptionnels sont octroyés à raison d’un RE par trimestre de service effectivement accompli. Ils sont attribués au 1er Novembre et doivent être pris avant le 30 avril inclus de l’année suivante. Ils viennent s’ajouter au nombre de jours de congés (CA/BONI) reportables sur l’année suivante.

Un agent en activité entre le 1er janvier et le 31 décembre de l’année bénéficie de 3 RE par année complète, et d’1 RE neutralisé car affecté à la journée solidarité.

Important :

Au 31 décembre de chaque année, pour un agent ayant travaillé du 1er janvier au 31 décembre, il peut reporter au maximum sur l’année suivante :

-2 X 5 jours + 3 RE (entité fonctionnant sur 5 jours/hebdo),

-2 X 6 jours + 3 RE (entité fonctionnant sur 6 jours/hebdo).

Que LA POSTE incite est une chose ; qu’elle interdise le report est inacceptable !

Que LA POSTE souhaite que ses agents fassent preuve de solidarité est une chose.

Pour FO COM, la solidarité doit fonctionner dans les deux sens !

FO COM exige le respect du texte et des droits du personnel.

LA POSTE doit tout faire pour accorder le maximum de congés pendant la période d’été et pendant les vacances scolaires. Cela réduira de fait le stock de CA.

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Décisions du Président de la POSTE suite au Rapport Kaspar...

20 Septembre 2012, 09:48am

Publié par FOcom Poste 06

Le Président réunissait vendredi dernier les fédérations syndicales pour leur présenter ses décisions à la suite des préconisations de la Commission du Grand Dialogue; vous voudrez bien trouver ci-joint un compte-rendu succinct de cette réunion [Télécharger]

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Les décisions de BAILLY : On continue comme avant ?!

20 Septembre 2012, 09:41am

Publié par FOcom Poste 06

Se déclarant en total accord avec les préconisations de la commission KASPAR (il n'a pas tort), BAILLY vient d'annoncer ses décisions.

Force est de constater que l'on est loin, très loin des attentes des postiers.

Sur la question essentielle de l'emploi, à la revendication d'arrêt des suppressions et du comblement des postes vacants, il nous répond : 5000 emplois supplémentaires créés sur 2 ans et demi. Super ! Sauf que sur la même période, c'est au moins 30 000 emplois qui seront supprimés ! (Rien que pour le 1er semestre 2012, on est à plus de 4 000 suppressions !)

La simple lecture du communiqué de presse montre que, au-delà des formules consensuelles en usage ("rénover le dialogue social", nouvelle "gouvernance", etc.…) le principal reste, à savoir : "La Poste doit continuer à se transformer…".

Bref, les réorganisations vont se poursuivre mais "en associant étroitement les personnels et les syndicats au diagnostic" !!

PS : Ça me rappelle Facteur d'Avenir du début et de la formule : "Rien ne se fera sans les facteurs !" On a vu le résultat.

Ø        Lire le communiqué

Ø        Source : Article FOCOM38

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La commission Kaspar préconise des embauches contre un dialogue social rénové à La Poste…

13 Septembre 2012, 09:22am

Publié par FOcom Poste 06

Jean Kaspar, président de la commission du grand dialogue de La Poste, a remis son rapport sur les conséquences humaines du changement, à la suite de plusieurs suicides sur le lieu de travail. Le rapport préconise notamment de « desserrer temporairement les contraintes sur les effectifs, pour permettre une nécessaire respiration pendant la mise au point des nouvelles méthodes de conduite du changement ». En clair, il s’agirait de recruter environ 5 000 personnes sur deux ans, « pour partie sous la forme de contrats de génération et de contrats d’alternances » pour « sanctuariser » les équivalents temps plein correspondants à la fois au dialogue social (2 000 emplois) et à la formation (3 000 emplois).

2 000 équivalents temps plein pour faire vivre le dialogue social à La Poste qui emploie 246 000 personnes, soit 0,8 représentant du personnel pour 100 salariés. Chez France Télécom Orange, on compte 308 équivalents temps plein au titre du crédit temps supplémentaire auxquels s'ajoute les 900 équivalents temps plein réglémentaires au titre des mandats des élus IRP (CE, DP, CHSCT) pour représenter les 105 000 salariés, soit un ratio supérieur à 1 pour 100. Le tout avec un budget annuel de plus de 3,7 millions d’euros dispatchés aux organisations syndicales (sur abonnement). Mystère sur le budget distribué par la direction de La Poste à ses organisations syndicales.

« Les principaux chiffres disponibles traduisent une indéniable activité du dialogue social. Mais pour le dire brutalement, le syndrome de la « réunionite » chronophage semble s’être emparé du dialogue social local », affirme un rapport qui plaide pour une évolution du dialogue social : « les dirigeants doivent s’appuyer davantage sur le dialogue social, partie intégrante de la stratégie. Les syndicats doivent quant à eux adapter leurs pratiques pour mieux prendre en compte les contraintes organisationnelles, et l’expression des aspirations individuelles des salariés ».

·                     Le rapport Sartorius sur la situation de PSA indique lui aussi que « le dialogue social semble développé, mais manque parfois de substance ».

Source : Miroir Social, publié le 12/09/2012

 

Nb : Ce n’est maintenant un secret pour personne, le rapport de la commission KASPAR est public…

S'il contient des informations, des alertes et des analyses parfois intéressantes, il faut bien dire que la plupart avaient été exposées par les syndicats à la Direction de la Poste depuis bien des années et… balayées, jusqu'à peu, d'un revers de main !

Après les suicides directement liés à sa politique de restructuration permanente, de suppressions d'emplois et de flexibilité, le Siège avait lancé « le Grand Dialogue » et la commission KASPAR a été mise en place dans l’évidente intention de « concilier le bien être au travail et la réalité des marchés », c’est-à-dire de poursuivre le processus de privatisation.

Il est donc utile de rappeler que FO COM, en toute indépendance, n’est liée à aucun diagnostic partagé. Sa feuille de route, c’est le cahier de revendications décidé par ses instances.

 

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La Poste : des embauches comme remède au mal-être?

12 Septembre 2012, 09:40am

Publié par FOcom Poste 06

Mardi, l'ancien secrétaire général de la CFDT, Jean Kaspar, a préconisé entre 4.500 et 5.000 recrutements pour apaiser le climat social du groupe.

"J'ai la faiblesse de penser que ce rapport aura des suites." Mardi, l'ancien secrétaire général de la CFDT, Jean Kaspar, ne cachait pas son ambition au moment de présenter à la presse son document de 69 pages censé dégager des pistes pour de meilleures conditions de travail à La Poste.

Ce rapport, commandé par la direction du groupe après le suicide de deux agents en début d'année, avance un objectif fort : l'embauche de quelque 5.000 agents afin de "desserrer les contraintes sur les effectifs". "Il faudrait 2.000 emplois pour le dialogue social et 2.700 à 3.000 pour la formation, donc le chiffre varie autour de 4.500 à 5.000", a avancé l'ancien syndicaliste, qui a également plaidé pour "pilotage plus resserré au niveau de la direction générale" ou "une évolution du modèle social".

Les syndicats écrivent à Montebourg

Sans que l'on sache, pour l'heure, si la direction de La Poste reprendra à son compte le rapport Kaspar, Jean-Paul Bailly, le PDG du groupe, doit faire des annonces sociales "dans les prochains jours". Il recevra les syndicats vendredi après-midi.

En attendant, ces derniers ont accueilli avec bienveillance les conclusions de Jean Kaspar. "Le rapport pose les bonnes questions. On ne saura que le 14 septembre si la Poste et les partenaires sociaux trouvent les bonnes réponses", a notamment déclaré à l'AFP Olivier Marie (CFTC).

Des syndicats qui cherchent à faire remonter leur malaise jusqu'au gouvernement : ceux-ci ont en effet écrit collectivement au ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg pour solliciter une rencontre. Objectif : aborder "les perspectives" du groupe.

Retrouvez ici l'intégralité du rapport Kaspar (PDF)

Source : http://www.metrofrance.com/info/ publié le 12 septembre 2012

Nb : nous aussi nous avons cette faiblesse de penser à un avenir meilleur !

 

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Le rapport de la commission Kaspar (Le texte)...

12 Septembre 2012, 09:20am

Publié par FOcom Poste 06

Le rapport de la commission Kaspar a été remis le 11 septembre au président de La Poste, si vous souhaitez le lire, le sauvegarder ou l'imprimer (72 pages!) cliquez sur le lien: (link)

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La Poste : 5000 embauches pour calmer la tension sociale

12 Septembre 2012, 09:04am

Publié par FOcom Poste 06

Dans un rapport remis ce mardi à la direction, l'ancien syndicaliste, Jean Kaspar, reconnait le malaise social au sein du groupe. La Poste fera des propositions «dans les prochains jours».

Plongée dans une crise sociale, La Poste attendait le rapport Kaspar avec impatience. À la suite du suicide de deux de ses cadres il y a plus de six mois, le groupe, qui emploie 240.000 personnes, avait commandé un rapport sur la situation de l'entreprise et de ses salariés en matière de vie au travail. Les syndicats avaient mis en cause les réorganisations, de mauvaise managériales ou encore les suppressions de postes. Le PDG de La Poste avait répondu qu'il n'excluait pas des «ajustements» dans les réorganisations en cours dans l'entreprise.

En charge de cette mission, Jean Kaspar a rendu, ce mardi, ses conclusions après les avoir présentées à la direction le jour-même. L'ancien secrétaire général de la CFDT préconise plus de 4000 recrutements pour améliorer le climat social. «Il faudrait 2000 emplois pour le dialogue social et 2700 à 3000 pour la formation, a-t-il déclaré. Je dis simplement qu'on est en train d'innover en disant que ce qui relève de la formation et ce qui relève du dialogue social doit être sanctuarisé en matière d'effectifs». Selon Jean Kaspar, «il y a la réalité d'un mal-être même s'il n'est que partiel dans l'entreprise. Il y a la réalité des suicides, il faut répondre à tout cela». De son côté, la direction a indiqué que Jean-Paul Bailly ferait des propositions «dans les prochains jours».

Ces embauches n'empêcheront pas La Poste de continuer à réduire ses effectifs. Le solde net d'emplois est largement négatif. Le groupe a perdu 7 733 postes équivalents temps plein entre 2010 et 2011, après 10.619 postes supprimés entre 2009 et 2010. Le taux de remplacement des départs à la retraite est d'un agent sur deux...

Source : Par lefigaro.fr publié le 11/09/2012

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Rapport de la commission Kaspar (notre avis)...

12 Septembre 2012, 08:54am

Publié par FOcom Poste 06

Rapport_rouge1.jpgMaintenant, la direction de La Poste ne peut plus dire qu’elle ne savait pas…!

LA BALLE EST MAINTENANT DANS SON CAMP… [Télécharger]

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INFO : La prévention du suicide est aussi l'affaire de l'entreprise

11 Septembre 2012, 08:44am

Publié par FOcom Poste 06

Prévenir les suicides sur les lieux de travail est aussi de la responsabilité des entreprises, estime un expert, à la veille de la journée mondiale de prévention du suicide organisée lundi par l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

Cette prévention est d'autant plus nécessaire que l'entreprise est aussi le lieu de "frottements" avec la vie privée, souligne auprès de l'AFP, Xavier Alas Luquetas, dirigeant du cabinet de prévention des risques psychosociaux, Eleas.

De la même façon, des ordres et consignes contradictoires de directions d'entreprises, une mauvaise organisation du travail et/ou du temps de travail, une absence ou une mauvaise qualité de dialogue social, peuvent conduire des salariés à des gestes suicidaires.

Ainsi, chez France Télécom une réorganisation à marche forcée a provoqué parmi les quelque 100.000 salariés de l'entreprise une trentaine de suicides entre 2008 et 2009. Une situation telle que l'ancien patron, Didier Lombard, a été contraint de céder les rênes de l'entreprise en 2010 et mis en examen pour harcèlement moral en juillet dernier.

A La Poste, deux récents suicides de cadres ont poussé la direction à demander à l'ancien secrétaire général de la CFDT, Jean Kaspar, un rapport sur les conditions de travail dans l'entreprise, qui doit être rendu public mardi.

Selon l'OMS, un million de personnes par an meurent par suicide, c'est-à-dire une toutes les 40 secondes, "soit plus que le nombre combiné des victimes de guerres et d'homicides", précise l'Organisation dans son dernier rapport sur le sujet.

"Repérer les gens qui vont mal"

Le nombre de tentatives de suicides est encore plus important, avec 20 millions par an. Environ 5% des personnes dans le monde font une tentative de suicide au moins une fois dans leur vie, souligne l'OMS.

En France, le nombre de suicides annuels est évalué à un peu plus de 10.000, dont environ 400 sont directement liés au travail, selon un récent rapport du Conseil économique, social et environnemental (Cese).

La responsabilité de l'entreprise peut être engagée, celle-ci ayant une obligation de sécurité vis à vis de ses salariés.

Certes, admet Xavier Alas Luquetas, "la plus grande difficulté, c'est de repérer les gens qui vont mal" dans les entreprises. Pour y parvenir, il recommande la mise en place de "formations spécifiques", principalement destinées à l'encadrement, et, parallèlement, la création d'"une culture de l'attention à l'autre, pour apprendre à repérer les changements d'attitudes".

Ainsi, voir "quelqu'un qui arrive toujours en avance et se met à arriver en retard, ou quelqu'un qui parle peu alors que ce n'est pas le cas d'habitude, peut être un indice" d'un mal être risquant de déboucher sur une geste suicidaire.

"Dans l'organisation du travail d'aujourd'hui, il faut arriver à insuffler aux cadres une notion de +protection managériale+ parce que le travail peut générer de la souffrance", souligne-t-il.

Si l'issue du geste suicidaire est fatale, l'entreprise ne doit pas la masquer, souligne également l'expert. "La direction doit reconnaître la gravité de ce qui s'est passé", et non tenter de la minimiser, ce qui équivaudrait à la nier.

Cette semaine, les signataires de l'appel "pour la création d'un observatoire des suicides" ont de nouveau insisté sur "l'urgence" de fonder un tel organisme pour mieux recenser et prévenir ces actes.

Déplorant l'absence de données détaillés en la matière, le Pr Michel Debout, ancien président de l'association France prévention suicide et signataire de cet appel juge urgent la création d'un tel organe "pour agir au niveau de la prévention". Selon ses calculs, la crise aurait généré au moins 750 suicides supplémentaires en France entre 2008 et 2010.

AFP

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